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Aug 5 2019 01:24am
Ce sont 800 personnes qui ont été envoyées en prison en Russie, alors qu'elles manifestaient pour des élections libres. L'Allemagne a jugé cela excessif.
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Aug 7 2019 03:08am
Bonjour,
J'ai rencontré Michael Klein au cours de mes recherches d'approfondissement.
Et il m'a parlé de la situation au Proche Orient.
Voici ce qu'il m'a dit.

Quote (Michael Klein)
Il y a plus de 3000 ans (avant la naissance des deux autres religions monothéiste (christianisme et islam) existaient sur ce territoire deux royaumes : le royaume d’Israel et le Royaume de Judas qui avaient des rois Juifs car la population était Juive. Plusieurs empires ont pris possession de ces territoire allant jusqu’à chasser les Juifs et même effacer toute trace de leur nom de leur présence sur cette terre. C’est ainsi que cette région fut nommée Palestine par l’empereur Romain Hadrien (en hommage aux philistins qui avaient déjà conquis ce territoire et chassé les Juifs). Jérusalem, qui fut jadis la capitale d’un royaume Juif, a été renommée Ælia Capitolina.

Suite au démantèlement du dernier empire ayant conquis ces territoires (Empire ottoman), la région de Palestine a été partagée lors des accords de Sykes Picot entre les anglais et les Français (Liban et Syrie). Le reste de la Palestine sous mandat britannique devait être partagée en un État Juif et un État arabe. La conférence de San Remo de 1920 a ratifié un traité qui donne force exécutoire à la création d'un "foyer pour le peuple Juif". Le Traité de Sèvres reprend dans son article 95 cette décision ainsi que, plus tard, le traité de Lausanne. Ceci a été dénoncé par les Arabes de la région qui refusaient la création d’un État Juif et clamèrent qu’ils voulaient faire partie de la nouvelle Syrie (qui était sous mandat français) entraînant alors l'explosion de violences commises à l'encontre des Juifs et des anglais. En 1936, les anglais, essayant de comprendre l'origine de ces tensions, étudient la situation et parviennent à la conclusion qu'il faudrait un autre État arabe (commission et plan Peel). Or, ce plan, proposé et accepté par les Juifs, est totalement refusé par les arabes qui veulent faire partie intégrante de la Syrie et refusent même d’être nommés « Palestiniens » (terme désignant les Juifs de la région jusqu’au milieu des années 1960). En 1946, en remerciement des efforts de guerre, les Anglais acceptent de donner une partie du territoire de la Palestine mandataire créant ainsi le royaume de Transjordanie (en violation de l’article 95 du Traité de Sèvres repris intégralement dans le traité de Lausanne). En 1947, la résolution 181 votée par l’assemblée générale de l'ONU valide un plan de partage de la Palestine mandataire britannique entre un État Juif et l'autre arabe avec Jerusalem divisée sous administration internationale. Cette résolution, bien que contraire à l’article 95 du traité de Sèvres repris dans le traité de Lausanne, a été entièrement refusée par les arabes et acceptée par les Juifs qui déclarent la naissance et l'indépendance de leur État le 14/05/1948 (au lendemain de la fin du mandat britannique sur la région) et qui est reconnu par l'ONU. Ayant intégralement refusé le plan de partage de l'ONU puis n'ayant signé aucun accord de tutelle (entre la création de la Charte de l'ONU en 1945 et la fin du mandat britannique sur la région suivant les articles 77 80 du chapitre XII de la charte de l’ONU), ces territoires se retrouvent sans aucune souveraineté étatique et, de fait et de droit, donne force exécutoire au traité de Sèvres et donc de Lausanne octroyant ces territoires au foyer Juif, soit l'Etat d'Israel. Ainsi, les territoires sur lesquels il n'y a pas de souveraineté étatique arabe puis pas d'accords de tutelle sont l'objet de la première guerre israélo arabe (volonté de détruire le nouvel État Juif) qui conduit à l'annexion par la Jordanie de Jérusalem, de la Judée et de la Samarie (appelée jusqu'en 1967 alors Cisjordanie) puis l'annexion de Gaza par l'Egypte. (NB : À partir de ce moment, aucun Juif n'eut le droit de se rendre et de prier à Jerusalem.) Puis, en 1967, lors de la 3eme guerre israélo arabe (dite guerre des Six Jours), Israel récupère Jérusalem, Gaza, le Sinaï, la Judée et la Samarie puis annexe le Golan. Actions parfaitement légales au regard du droit international mais condamnées par l'ONU qui, bafouant ainsi le traité à force exécutoire de Sèvres (replacé par le traité de Lausanne), le chapitre XII (articles 77 et 80 de la Charte de l'ONU, seules références internationales juridiquement valables et reconnues), votent des résolutions de fait et de droit caduques car contraires à sa propre Charte et au traité dont la valeur juridique est supérieure à celle des résolutions. À la fin de la guerre des Six Jours, le gouvernement israélien a alors proposé une partie de ces territoires aux arabes pour la création de leur État. Ces derniers ont encore une fois refusé. Il est important de préciser que la gestion des lieux de cultes chrétiens et musulmans de Jérusalem a été confiée à la Jordanie qui continua, jusqu'en 1988, de revendiquer les territoires qu'elle avait conquis de 1948 à 1967. 1988, année durant laquelle la Jordanie abandonna toute revendication sur les territoires qu'elle a perdu en 1967 au profit d'une organisation arabe non étatique (bafouant les références de droit international en vigueur).


Quote (Michael Klein)
Et pour que vous sachiez ce qu’est réellement le sionisme et l’antisionisme, une de mes réponses qui a été repris sur un site Internet :

https://1clickisrael.com/cest-quoi-etre-sioniste/


Quote (Michael Klein)
Autre petite information : Par ailleurs, voici la définition de la Palestine dans le Larousse de 1925 : "PALESTINE : contrée de la Syrie, entre la Phénicie au Nord, la mer Morte au Sud, la Mediterranée à l’Ouest, et le désert de Syrie à l’Est, arrosé par le Jourdain. C’est une bande de terre étroite, resserée entre la mer le Liban, et parcourue par le Jourdain, qui s’y jette dans la mer Morte. Elle est appelé aussi, dans l’Ecriture sainte, Terre de Chanaan, Terre promise et Judée. C’est aujourd’hui [en 1925 donc] un Etat juif sous le mandat de l’Angleterre ; 770.000 habitants. Capitale Jérusalem."




Quote (Michael Klein)
Et voici tous les peuples ayant conquis cette terre dont seul le peuple Juif est encore existant :
-Avant Israël, il y avait le Mandat Britannique en Palestine
-Avant le Mandat Britannique en Palestine, il y avait l’Empire Ottoman turc et musulman
-Avant l’Empire Ottoman, il y avait l’état islamique des Mamelouks d’Egypte
-Avant l’état islamique des Mamelouks d’Egypte, il y avait l’Empire Ayyoubide arabo-kurde
-Avant l’Empire Ayyoubide, il y avait le Royaume de Jérusalem franc et chrétien
-Avant le Royaume de Jérusalem, il y avait l’Empire Ommeyyade puis Fatimide
-Avant l’Empire Ommeyyade puis Fatimide, il y avait l’Empire Byzantin
-Avant l’Empire Byzantin, il y avait l’Empire Sassanide
-Avant l’Empire Sassanide, il y avait l’Empire Byzantin
-Avant l’Empire Byzantin, il y avait l’Empire Romain
-Avant l’Empire Romain, il y avait l’état Hasmonéen
-Avant l’Etat Hasmonéen, il y avait l’Empire Séleucide
-Avant l’Empire Séleucide, il y avait l’Empire Macédonien d’Alexandre le Grand
-Avant l’Empire Macédonien, il y avait l’Empire Perse
-Avant l’Empire Perse, il y avait l’Empire Babylonien
-Avant l’Empire Babylonien, il y avait les Royaumes d’Israël et de Juda
-Avant les Royaumes d’Israël et de Juda, il y avait le Royaume d'Israel
-Avant le Royaume d’Israël, il y avait la théocratie des douze tribus d’Israël
-Avant la théocratie des douze tribus d’Israël, il y avait un conglomérat de cités-royaumes cananéens indépendants
Vous conviendrez qu’il n’y a jamais eu de royaume, d’Etat ou de Nation arabe qui s’appelle « Palestine » avec Jerusalem comme capitale.


Quote (Michael Klein)
Légalisant donc, encore une fois de fait et de droit, la souveraineté pleine et entière de ces territoires à Israel. Il est utile de rappeler que ces territoires conquis par Israël et n’appartenant officiellement pas à la Jordanie et étant reconnus n’appartenir à aucun état ou proto-état, sont sous administration civile et militaire des vainqueurs (Israël) et qui ne sont pas regis par les conventions de Genève en vertu de la clause 6 de l’article 49 de ces mêmes conventions qui traite des civils en temps de guerre et qui précise qu’un État souverain ne peut transférer sa population vers le territoire d’un autre Etat souverain. Or la « Cisjordanie » n’a jamais été un État souverain et Israël n’y a jamais transféré de populations. Par ailleurs, l'article 80 de la charte de l'ONU lui interdit de faire et défaire des états. Ainsi, en refusant le plan de partage de la résolution 181, en n'ayant pas signé d'accord de mise sous tutelle en vertu du chapitre XII (article 77) de la Charte de l'ONU, les arabes ne peuvent plus se baser dessus pour créer leur État. En effet, les territoires initialement prévus pour l'état arabe en 1947 mais que ces derniers ont intégralement refusé lors du rejet de la résolution 181 tombent sous la juridiction du traité international de Lausanne (création d'un foyer pour le peuple Juif et création de la TransJordanie, devenue la Jordanie en 1946). Par ailleurs, l’alinéa 7 de l’article 2 de la Charte de l’ONU stipule qu’ “aucune disposition de la présente Charte n’autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un État ni n’oblige les Membres à soumettre des affaires de ce genre à une procédure de règlement aux termes de la présente Charte”. La Judée Samarie et Jérusalem appartenant juridiquement à l'Etat d'Israel (pour les raisons expliquées plus haut), les résolutions concernant ces territoires et votées à l'ONU vont à l'encontre ce sa propre charte et sont donc caduques de fait et de Droit. En conclusion, Israel n'a jamais colonisé un quelconque territoire mais à récupéré son territoire légalement lors de guerre de défense qui, au regard du droit international, ne peut être juridiquement condamné en raison du traité international de Sèvres remplacé par celui de Lausanne (ratifiés en 1920 et 1923 par la SDN) qui vaut force exécutoire et qui prévaut sur les résolutions (qui vont à l'encontre de la charte de l'ONU) basées sur celle rendue caduque par le refus arabe du plan de partage puis par la non mise sous tutelle de ces territoires par les arabes bloquant alors l'ONU pour la création d'un Deuxième état arabe dans la région. La région de Judée Samarie est donc de Droit et de fait israélienne (et non colonisée) et Jérusalem est de fait et de Droit la capitale de l'Etat d'Israël si ce dernier l'a décidé (et aucune résolution ne peut supprimer ce fait puisque l'ONU ne peut intervenir sur les choix politiques internes d'un pays selon sa propre Charte). Par conséquent, si les arabes veulent un État : - le droit international ne peut le créer ou le leur donner à partir de territoires appartenant à un État siégeant à l'ONU - seules des négociations et un accord entre israéliens et arabes peuvent prétendre l'ONU à reconnaître un autre État arabe - si Israel ne souhaite pas donner tel ou tel territoire, c'est son choix qui ne peut internationalement et juridiquement être contesté selon la charte de l'ONU - si les arabes refusent des négociations pour un État, ils peuvent s'exposer à un refus de négociations de la part des israéliens qui peut offusquer la communauté internationale mais qui ne peut être juridiquement condamné, toujours selon sa propre charte.
Par ailleurs, voici les 6 fois où les arabes ont refusé leur état que la Grande Bretagne et Israel leur offrait :
- Refus d'un État arabe en 1936 suite à la commission Peel qui analysa les différentes violences sur le territoire.
- Refus d'un État arabe en 1947 avec le rejet unilatéral de la résolution 181. Occupation des territoires alloués a un État arabe par la Jordanie et l'Egypte.
- Refus d'un État arabe en 1967, après la victoire d'Israel, avec La Réunion de la ligue arabe au Soudan qui décida : a) pas de paix avec Israel b) pas de reconnaissance de l'état d'Israel c) pas de négociation avec Israel
- Refus d'un État arabe en 2000 sur toute la bande de Gaza, 95% de la Judée et de la Samarie et Jérusalem est (accords de Camp David, entre Ehud Barak et Yasser Arafat).
- Refus d'un État arabe en 2005 après le retrait total d'Israel de la bande de Gaza et prise de pouvoir par un groupe terroriste, appelant à l'extermination d'Israel et des Juifs, élu démocratiquement.
- Refus d'un État arabe en 2008 sur plus de territoires que l'offre de 2000. (Ehud Olmert et Mahmoud Abbas).


Quote
Suivant le droit international :
- Jerusalem appartient à Israël
- Gaza appartient à Israël mais suivant les accords de 2005 entre arabes et israéliens, appartient dorénavant aux arabes (attention, aucun traité n’a été signé ce qui signifie que les deux parties peuvent revenir sur cette décision).
- La Judée Samarie, selon le droit international et le traité de Lausanne, appartient à Israël. Cependant, dans le but d’obtenir un accord de paix, Israël et les arabes signent l’accord de Taba qui découpe ce territoire, dont 18% sont sous juridiction arabe zone A), 22% sous contrôle conjoint arabo-israélien (zone B ), 60% sous contrôle israélien (zone C).
Il s’agit d’un accord, permettant de déboucher sur un futur proto-Etat palestinien et un traité de paix et non d’un traité international qui a une valeur juridique et exécutoire certaine.
Cela signifie que la Judée et la Samarie Israéliennes ne représentent plus que 60% du territoire et non 100% comme le laissent croire les médias. Et malgré ces concessions israéliennes, aucun accord de paix n’a été signé et aucun État Palestinien n’a été créé dans les territoires géré par les arabes (Gaza et Zone A de la Judée Samarie).
- La guerre entre la Syrie et Israël étant toujours d’actualité puisqu’aucun traité de paix n’a été signé depuis la guerre de Kippour (1973), Israël est en droit d’occuper ce territoire jusqu’à qu’un traité de paix soit signé (règles de droit international). Cependant, les raisons stratégiques, la longévité du conflit et le refus d’un traité de paix par la Syrie ont poussé les israéliens à annexer le Golan à leur territoire qui, selon les termes du traité de Lausanne (déclaration Balfour), devait faire partie intégrante de l’Etat Juif mais la découpe du territoire entre la France et la Grande Bretagne n’a pas respecté ce principe. Tant qu’un traité de paix ne sera pas conclu ou tant qu’un accord ne sera pas trouvé, Israël est en droit de ne pas rendre le Golan (règles de droit International).
Par analogie, Israël a « perdu » des territoires en les « donnant » aux arabes (bande de Gaza, zones A et B de Judée Samarie) sans qu’un un traité ou accord de paix ne soit signé. Et cela ne choque pas la communauté internationale. Par contre, cette dernière oblige Israël à rendre un territoire conquis par une guerre de défense, alors qu’aucun accord ou traité de paix n’a été conclu et signé. Cela prouve bien le double langage de l’ONU.


Quote
Le territoire occupé par la Transjordanie devenue le Royaume de Jordanie devait, à l’origine, faire partie de l’Etat Juif.

Les anglais, en remerciement des efforts de guerre des jordaniens, ont donné ce territoire en violant les disposition de la déclaration Balfour qui avait été intégralement reprise lors de la conférence de San Rémo, le traité de Sèvres et le traité de Lausanne.


Quote
Donc, selon les dispositions de cette déclaration reprise intégralement dans un traité international, il y a bel et bien aujourd’hui un état Juif et un état arabe occupant la Palestine mandataire.


Quote
Les dispositions de l’article 95 du traité de Sèvres repris intégralement dans le traité de Lausanne ont bel et bien été appliquées.

Il y a un état arabe (Jordanie) et un état Juif (Israël) qui se partage la Palestine selon les modalités du traité international.

Le conflit israélo-palestinien ne vise qu’à créer un troisième état arabe. Mais cela, personne ne le dit car personne ne le sait.


This post was edited by Chevaucheur on Aug 7 2019 03:28am
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Aug 7 2019 04:06am
Encore un message de Michael Klein:

Quote
1916 : Accords Syke Picot : partage des territoires de l’empire Ottoman disparu

1920 : Conférence de San Remo validée par le traité de Sèvres : mandat britannique et français sur le Liban, la Syrie et la région de Palestine qui devient l’Etat de Palestine Mandataire (reprise dans l’article 95 de la déclaration Balfour).

1921 : Création de la Transjordanie sur la partie de la Palestine mandataire allouée à la création du foyer Juif en violation de la Déclaration Balfour et de l’article 95 du traité de Sèvres

1923 : Suite à des problématiques liées aux Turcs et aux Kurdes, annulation du traité de Sèvres et remplacement par le traité de Lausanne qui reprend dans son intégralité la déclaration Balfour.

1936 : commission PEEL et refus de la création d’un autre État arabe par les arabes de la Palestine mandataire

1947 : Refus du plan de partage de la résolution 181 de l’AG de l’ONU par les arabes

1948 : fin du mandat britannique, indépendance de l’Etat d’Israel et 1ère guerre israélo-arabe pour détruire le nouvel État
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Aug 7 2019 05:03am
Quote (Chevaucheur @ 7 Aug 2019 11:08)
[...]

Quote (Chevaucheur @ 7 Aug 2019 12:06)
[...]

Merci pour ton travail & le partage :love: !
- À écouter dès que possible -
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Aug 7 2019 03:55pm
Au début du traité de Lausanne, il est dit:

Quote
Protocole.

(Lausanne, 24 juillet 1923)
Les Gouvernements de l'Empire Britannique, de la France, de l'Italie, du Japon et de la Grèce estimant que la mise en vigueur des Traités de Paix et autres Actes conclus au cours de la présente Conférence rend nécessaire la mise en vigueur du Traité conclu à Sèvres le 10 août 1920 entre les Principales Puissances alliées et la Grèce concernant la protection des minorités en Grèce, ainsi que le Traité relatif à la Thrace, conclu également le 10 août 1920 à Sèvres entre les mêmes Puissances,


Cela signifie que seule la partie concernant la Turquie et la Grèce diffère entre les 2 traités.
Le traité de Lausanne ne remet donc pas en cause les mandats alloués à la France et à la Grande Bretagne.



Des précisions:

Quote
Juste pour plus de précisions : le traité de Sèvres a été signé (donc accepter) mais jamais ratifié car la Turquie n’était pas d’accord avec le tracé des frontières et les échanges de prisonniers de guerre.

Le fait que seul le traité de Lausanne ait été ratifié ne remet pas en cause le mandat que la SDN a confié à la Grande Bretagne et à la France.

Un mandat de la SDN a force exécutoire et rien ne peut l’annuler.



Quote
Ainsi, le fait que la SDN ait confié un mandat à la GB sur la Palestine, le fait que la GB a déclaré officiellement approuver la création d’un foyer pour le peuple Juif en Palestine et le fait que cette déclaration ait été reprise dans un traité signé vaut force exécutoire.


This post was edited by Chevaucheur on Aug 7 2019 04:05pm
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Aug 8 2019 06:35am
Bonjour, entre 1918 et 1920, est-ce que la Palestine appartient aux britanniques, ou est-ce qu'elle est sous tutelle de la Société des Nations?

Quote
Elle appartient officiellement toujours à l’empire Ottoman qui a officiellement disparu le 24 juin 1923.
C’est parce que l’empire Ottoman est en déclin et en voie de disparition que les mandats ont été attribués.
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Aug 8 2019 06:57am
Antisionisme & antisémitisme

Quote
Le sionisme est simplement l’application d’un souhait vieux de 3000 ans que chaque Juif dans le monde récite au moins une fois dans l’année : le jour de Pessah où est récitée cette prière : « l’an prochain à Jérusalem ».

Avant que cette prière ne soit appliquée au sein d’un mouvement né au XIXème siècle qu’est le sionisme, les Juifs ont toujours été bannis, chassés, expulsés, brûlés, convertis de force, spoliés, assassinés, emprisonnés, victimes de pogroms jusqu’à l’extermination de masse que l’on connaît tous malheureusement et qui s’est produit après la naissance de ce mouvement. Et cela, partout dans le monde, au sein de toutes les nations !! L’exil qu’a connut le peuple Juif faisait de lui des citoyens de nulle part parce qu’ils n’étaient jamais acceptés en tant que citoyens à part entière mais toujours pointés du doigt en tant que Juifs, coupables de tous les maux dans toutes les différentes sociétés durant les différentes époques ! Les Juifs n’ont jamais vécu en sécurité dans les nations et à chaque fois pour des raisons propres à chaque époque : accusés de sorcellerie, de cannibalisme, de rébellion, …. Bref de tout et de rien ! Parce que Juifs, ils ont toujours été victimes sans jamais avoir mérité et voulu ce statut ! Aujourd’hui en France, la haine du Juif se nomme « anti sionisme » et la politique de l’Etat Juif en serait la cause !! Il y a 400 ans, c’était la sorcellerie, aujourd’hui, c’est la politique menée par l’Etat Juif ! Donc, la critique de la politique de l’Etat Juif, de l’Etat d’Israel, touche, encore une fois, les Juifs en dehors d’Israel, en France, en Belgique, en Suisse, etc. Donc, au nom de cette critique de la politique israélienne, on a le droit de tuer, d’insulter, de frapper des Juifs partout dans le monde ! Et cette critique de l’Etat d’Israel s’appelle donc anti-sionisme… donc, insulter, frapper et assassiner des Juifs au nom de l’anti sionisme, c’est bien de l’antisémitisme !

Allons plus loin… que signifie être anti-sioniste ? Être contre la volonté du peuple Juif de vivre libre, en sécurité et de prendre son destin en main sur la terre dont il a été chassé à maintes reprises, qui a vu passer des dizaines de peuples et d’empires qui n’existent plus, qui était un désert sur lequel vivait des petits groupes de population musulmanes et chrétiennes qui ne voulaient pas d’un État car ils voulaient faire partie intégrante de la Syrie.

Est-ce être contre la volonté du peuple Juif de disposer de lui-même sur sa terre ? Pour quelles raisons ne pas vouloir que le peuple Juif, toujours victime parmi les nations, puisse vivre libre et en sécurité sur sa terre ?

Être anti-sioniste ce n’est pas s’élever contre la politique du gouvernement israélien car cette politique est menée en fonction de différentes situations liées à un conflit qui dure depuis presque 100 ans et que peu de personnes maîtrisent réellement ! Un conflit territorial lié à des traités internationaux bafoués non pas par les Juifs mais par les autres nations (traités de Sèvres et de Lausanne et charte de l’ONU, sans oublier le refus unilatéral arabe de la résolution 181 de l’AG de l’ONU qui bafouait l’article 95 du Traité de Sèvres) qui fait que ce conflit s’installe dans le temps faisant oublié sa base. Non, être anti-sioniste ce n’est pas s’élever contre la politique d’un État souverain qui respecte l’article 95 du traité de Sèvres repris dans le traité de Lausanne, l’alinéa 7 de l’article 2 du chapitre 1 ainsi que les articles 77 à 80 du chapitre 12 de la charte de l’ONU et donc le droit international que bafouent nombre de résolutions de l’AG et du CS de l’ONU. Être anti-sioniste, ce n’est pas s’élever contre la politique territoriale de cet État souverain au regard du Droit international ! Être anti-sioniste, ce n’est pas s’élever contre la politique de l’Etat d’Israel !



Être anti-sioniste, c’est refuser le droit inaliénable au peuple Juif de vivre en sécurité, en s’auto-déterminant, sur sa terre. Être anti-sioniste, c’est critiquer et s’élever contre les choix de l’Etat Juif. C’est même aller jusqu’à s’élever contre la création de cet État reconnu par l’ONU. C’est s’opposer à toute décision politique de cet État car c’est un État Juif.

Alors non, l’anti-sionisme ce n’est pas simplement une critique de la politique de l’Etat Juif. L’antisionisme c’est de l’antisémitisme qui prend sa source dans la critique de la politique de l’Etat Juif !
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Aug 8 2019 02:54pm
Bonsoir, je ne suis pas sûr de bien comprendre l'article 95 du traité de Sèvres. Vous dites que le Royaume-Uni l'a violé lorsqu'il a créé la Jordanie. Mais moi je ne trouve pas: le Royaume-Uni a usé de son pouvoir, pour créer un foyer national juif comme il l'entend, c'est-à-dire sur un petit territoire. Rien ne précisait que le foyer national juif devait faire toute la taille de la Palestine mandataire. Le Royaume-Uni avait le droit de créer une solution à 2 ou 3 états sur le territoire de la Palestine. Non?

Quote
Le fait qu’il n’ait pas été précisé de frontières et de creation d’un autre État empêche les britanniques d’en créer. La SDN et la charte de l’ONU ne peuvent faire et défaire des Etats à leur gré surtout en ne respectant pas la ligne directrice de l’article 95 qui reprend la déclaration Balfour et l’établissement d’un foyer national pour le peuple Juif.
En d’autres termes, le fait que les britanniques aient donné une partie du territoire alloué au foyer national Juif qui permit la aisance de la Transjordanie contrevient à l’article 95 du traité de Sèvres

Et le traité de Sèvres avait vraiment de la valeur, malgré le fait qu'il n'ait pas été ratifié?
Quote
Il n’a pas été ratifié en raison de discordances avec la Grèce et la Turquie.
Mais sa valeur n’en reste pas moins exécutoire en raison de sa reprise dans le traité de Lausanne

ok!
merci beaucoup
et c'est quoi qui dit que comme il est repris, alors il a une force exécutoire? quel article?
Est-ce qu'il y a d'autres cas dans le même genre?
Quote
C’est la base du droit international.
Une partie d’un traité non ratifié qui est reprises dans un autre traité rend la partie reprise exécutoire.
Je ne sais pas si d’autres cas existent mais je pense que oui...
Car le traité de Lausanne n’est qu’une finalisation de négociation entre différents pays sur le traité de Sèvres...
En d’autre terme, on a annexé une grande partie du traité de Sèvres dans le traité de Lausanne
Qui a été ratifié
C’est comme si les britanniques avaient violé une clause d’un contrat. C’est illégal. Mais la reconnaissance de la Transjordanie par l’ONU sur cette base illégale ne peut être remise en cause.

Donc la Transjordanie est légitime?
Quote
Car l’ONU ne peut pas défaire des États.
Elle ne l’était pas mais sa reconnaissance par l’ONU l’a rendu légitime

Et la Palestine aussi a été reconnue par l'ONU?
Quote
Israël pas la Palestine

ok
Quote
La Palestine était une région devenu un état britannique sous mandat

je parlais de la Palestine actuelle
d'après wikipédia, la Palestine est un état observateur de l'ONU, non membre
Quote
Sous mandat britannique, les britanniques se séparèrent d’une partie de la Palestine devenue la Transjordanie et l’autre partie devint l’Etat d’Israel puisque la résolution 181 a été intégralement rejetée par les arabes
La Palestine (ne pas confondre la région sous mandat britannique et le nom donné à un éventuel futur état arabe) est un proto-état
Par un état
Pas un état pardon
Pour être reconnu par l’ONU, un État doit :
- avoir un territoire
- une population
- des institutions
- des frontières

Le proto-Etat de Palestine n’a pas de frontières

et l'Etat d'Israel a quoi comme frontieres?
Quote
Suite à la création de la Transjordanie sur une grande partie de la Palestine mandataire allouée à l’Etat Juif, suite au rejet intégral de la résolution 181 de l’ONU par les arabes, suite à la non mise sous tutelle des territoires devant être alloués à l’état arabe par les arabes (articles 77 à 80 du chapitre XII) de l’ONU, suite à l’accird de Taba en 1994, suite au don de Gaza en 2005 aux arabes contre la paix, les frontières d’Israel sont celles-ci :
- au nord avec le Liban et la Syrie (le plateau du Golan étant dépendant d’un traité de paix israélo-Syrien)
- a l’ouest avec la Jordanie
- a l’est avec la bande de Gaza
- au sud avec l’Egypte
Le Judée et la Samarie, appelée faussement « Cisjordanie » appartiennent à Israël.

L’Accord de Taba confine une autorité et une indépendance aux arabes dans certains territoires de cette région qui ne forment pas un État, et donc aucune frontière

Et la bande de Gaza n'appartient à aucun pays si je comprends bien.
Quote
Seul un accord sous forme de traité entre Israéliens et Arabes pourra permettre la création d’un deuxième état arabe appelé Palestine.

Mais l’article 7 de la charte du Hamas appelle à la destruction d’Israel et au meurtre des Juifs... Et l’Autorité Palestinienne encourage les attentats en indemnisant les familles des terroristes avec les fonds européens ! Donc, sans négociation, san abandon du terrorisme, sans reconnaissance d’Israel comme État Juif, la situation est bloquée.
La bande de Gaza est une entité autonome avec un gouvernement. Mais ce n’est pas un État car les arabes l’ont refusé.
Israël respecte ses engagements même s’il n’est pas obligé car aucun accord n’est contraignant...

Donc n'importe qui peut coloniser la bande de Gaza sans enfreindre les lois internationales? Suisse, Algérie, Etats Unis...
Quote
Non, car ce territoire est autonome depuis le retrait d’Israel.
Il possède un gouvernement (Hamas)
Mais Israël a le droit d’y revenir et de s’y implanter...
selon les mêmes articles du droit international
Tant qu’un état arabe indépendant avec des frontières reconnues n’existe pas, ces territoires appartiennent officiellement à Israël qui peut les céder ou non suivant des accords
D’où l’accord de Taba et le retrait de Gaza en 2005

c'est quel article qui dit ça?
Quote
L’article 95 du traité de Sèvres alloue la Palestine à un foyer Juif...
Une partie du territoire alloué au foyer Juif a été donné aux arabes (Transjordanie)
Et le refus de la résolution 181 par les arabes qui n’ont pas mis ces territoires sous tutelle mettent ces-dits territoires sous la juridiction de l’article 95 du traité de Sèvres repris dans le traité de Lausanne
Ces territoires appartiennent donc de fait et de droit à Israël
sachez que n’importe quel pays peut sortir d’un accord sans être coupable...
Un accord n’est pas un traité
La valeur juridique est largement moindre
C’est la raison pour laquelle on ne fait jamais un accord de paix sans traité
Beaucoup de conséquences découlent du traité de Sèvres et de Lausanne

oui
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Ainsi que de la création de la Transjordanie et du refus arabe de la résolution 181

Le plan de partage de l'ONU a quelle valeur juridique?
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Aucune puisqu’il a été refusé par les arabes et pour qu’il ait une valeur exécutoire il aura fallut qu’il soit accepté par les deux parties (Juifs ET arabes).
Par ailleurs, la résolution 181 n’a aucune valeur contraignante car elle a été voté par l’assemblée générale et non par le conseil de sécurité. Seule les résolutions votées par le conseil de sécurité ont valeur exécutoire et contraignante
ok
Si vous avez d’autres questions, j’y répondrai demain.

Bonne fin de soirée

Merci vous aussi
merci beaucoup pour toutes ces répondes !
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Aug 9 2019 07:37am


This post was edited by Chevaucheur on Aug 9 2019 07:43am
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Aug 9 2019 08:55am
Concernant ma frise:


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J’aurais personnellement précisé :

-16/09/1922 : la SDN vote une résolution excluant la Transjordanie de la Palestine (en violation de l’article 95 du traité de Sèvres signé par les grandes puissances mais non ratifié mais repris dans le traité de Lausanne).
- 29/11/47 : plan de partage suivant résolution 181 de l’AG de l’ONU intégralement refusée par les arabes mais acceptée par les Juifs la rendant de fait et de droit caduque
- II n’est pas nécessaire de préciser que la Jordanie devient membre de l’ONU en violation y traité de Lausanne puisqu’en violant l’article 95 du traité de Sèvres repris dans le traité de Lausanne, les britanniques on crée de nouvelles frontières permettant la reconnaissance de cet état par l’ONU.
- 24/02/1949 : l’Égypte occupe illégalement la bande de Gaza.
- 1967 : Israël récupère ses territoires ( Judée Samarie et bande de Gaza) et est condamnée par l’ONU par la résolution 242 qui viole la charte de l’ONU (politique intérieure des États et mise sous tutelle de territoires)
- 26/03/79 : traité de paix israélo-égyptien : Israël rend le Sinaï
- 26/10/94 : traité de paix israélo-jordanien
- 1936 : plan Peel (refusé par les arabes et accepté par les Juifs)
Chose très importante :
L’ONU et l’instance gérant la paix dans le monde suivant une réglementation basé sur sa charte.

Elle gère des conflits entre états.

Ainsi, la résolution 242, condamnant Israël a libéré les territoires occupés, est caduque Puisque c’est territoires sont la propriété légal de l’État d’Israël suite au refus de la résolution 181 par les arabes et de la non mise sous tutelle de ces territoires suivant les articles 75 à 80 du chapitre XII de la charte de l’ONU.
De plus, le Sinaï a été rendue après la signature du traité de paix Israëlo-egyptien de 1979 et la bande de Gaza a été évacuée en 2005. Quant au Golan, Aucun traité de paix n’aant été signé avec la Syrie, Israël a le droit d’occuper ce territoire jusqu’à la Signature d’un traité de paix.

Et je ne parle pas du fait que le plateau du Golan faisait partie, à l’origine, de l’état Juif lors delà déclaration Balfour.
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