Bonjour,
J'ai rencontré Michael Klein au cours de mes recherches d'approfondissement.
Et il m'a parlé de la situation au Proche Orient.
Voici ce qu'il m'a dit.
Quote (Michael Klein)
Il y a plus de 3000 ans (avant la naissance des deux autres religions monothéiste (christianisme et islam) existaient sur ce territoire deux royaumes : le royaume d’Israel et le Royaume de Judas qui avaient des rois Juifs car la population était Juive. Plusieurs empires ont pris possession de ces territoire allant jusqu’à chasser les Juifs et même effacer toute trace de leur nom de leur présence sur cette terre. C’est ainsi que cette région fut nommée Palestine par l’empereur Romain Hadrien (en hommage aux philistins qui avaient déjà conquis ce territoire et chassé les Juifs). Jérusalem, qui fut jadis la capitale d’un royaume Juif, a été renommée Ælia Capitolina.
Suite au démantèlement du dernier empire ayant conquis ces territoires (Empire ottoman), la région de Palestine a été partagée lors des accords de Sykes Picot entre les anglais et les Français (Liban et Syrie). Le reste de la Palestine sous mandat britannique devait être partagée en un État Juif et un État arabe. La conférence de San Remo de 1920 a ratifié un traité qui donne force exécutoire à la création d'un "foyer pour le peuple Juif". Le Traité de Sèvres reprend dans son article 95 cette décision ainsi que, plus tard, le traité de Lausanne. Ceci a été dénoncé par les Arabes de la région qui refusaient la création d’un État Juif et clamèrent qu’ils voulaient faire partie de la nouvelle Syrie (qui était sous mandat français) entraînant alors l'explosion de violences commises à l'encontre des Juifs et des anglais. En 1936, les anglais, essayant de comprendre l'origine de ces tensions, étudient la situation et parviennent à la conclusion qu'il faudrait un autre État arabe (commission et plan Peel). Or, ce plan, proposé et accepté par les Juifs, est totalement refusé par les arabes qui veulent faire partie intégrante de la Syrie et refusent même d’être nommés « Palestiniens » (terme désignant les Juifs de la région jusqu’au milieu des années 1960). En 1946, en remerciement des efforts de guerre, les Anglais acceptent de donner une partie du territoire de la Palestine mandataire créant ainsi le royaume de Transjordanie (en violation de l’article 95 du Traité de Sèvres repris intégralement dans le traité de Lausanne). En 1947, la résolution 181 votée par l’assemblée générale de l'ONU valide un plan de partage de la Palestine mandataire britannique entre un État Juif et l'autre arabe avec Jerusalem divisée sous administration internationale. Cette résolution, bien que contraire à l’article 95 du traité de Sèvres repris dans le traité de Lausanne, a été entièrement refusée par les arabes et acceptée par les Juifs qui déclarent la naissance et l'indépendance de leur État le 14/05/1948 (au lendemain de la fin du mandat britannique sur la région) et qui est reconnu par l'ONU. Ayant intégralement refusé le plan de partage de l'ONU puis n'ayant signé aucun accord de tutelle (entre la création de la Charte de l'ONU en 1945 et la fin du mandat britannique sur la région suivant les articles 77 80 du chapitre XII de la charte de l’ONU), ces territoires se retrouvent sans aucune souveraineté étatique et, de fait et de droit, donne force exécutoire au traité de Sèvres et donc de Lausanne octroyant ces territoires au foyer Juif, soit l'Etat d'Israel. Ainsi, les territoires sur lesquels il n'y a pas de souveraineté étatique arabe puis pas d'accords de tutelle sont l'objet de la première guerre israélo arabe (volonté de détruire le nouvel État Juif) qui conduit à l'annexion par la Jordanie de Jérusalem, de la Judée et de la Samarie (appelée jusqu'en 1967 alors Cisjordanie) puis l'annexion de Gaza par l'Egypte. (NB : À partir de ce moment, aucun Juif n'eut le droit de se rendre et de prier à Jerusalem.) Puis, en 1967, lors de la 3eme guerre israélo arabe (dite guerre des Six Jours), Israel récupère Jérusalem, Gaza, le Sinaï, la Judée et la Samarie puis annexe le Golan. Actions parfaitement légales au regard du droit international mais condamnées par l'ONU qui, bafouant ainsi le traité à force exécutoire de Sèvres (replacé par le traité de Lausanne), le chapitre XII (articles 77 et 80 de la Charte de l'ONU, seules références internationales juridiquement valables et reconnues), votent des résolutions de fait et de droit caduques car contraires à sa propre Charte et au traité dont la valeur juridique est supérieure à celle des résolutions. À la fin de la guerre des Six Jours, le gouvernement israélien a alors proposé une partie de ces territoires aux arabes pour la création de leur État. Ces derniers ont encore une fois refusé. Il est important de préciser que la gestion des lieux de cultes chrétiens et musulmans de Jérusalem a été confiée à la Jordanie qui continua, jusqu'en 1988, de revendiquer les territoires qu'elle avait conquis de 1948 à 1967. 1988, année durant laquelle la Jordanie abandonna toute revendication sur les territoires qu'elle a perdu en 1967 au profit d'une organisation arabe non étatique (bafouant les références de droit international en vigueur).
Quote (Michael Klein)
Quote (Michael Klein)
Autre petite information : Par ailleurs, voici la définition de la Palestine dans le Larousse de 1925 : "PALESTINE : contrée de la Syrie, entre la Phénicie au Nord, la mer Morte au Sud, la Mediterranée à l’Ouest, et le désert de Syrie à l’Est, arrosé par le Jourdain. C’est une bande de terre étroite, resserée entre la mer le Liban, et parcourue par le Jourdain, qui s’y jette dans la mer Morte. Elle est appelé aussi, dans l’Ecriture sainte, Terre de Chanaan, Terre promise et Judée. C’est aujourd’hui [en 1925 donc] un Etat juif sous le mandat de l’Angleterre ; 770.000 habitants. Capitale Jérusalem."

Quote (Michael Klein)
Et voici tous les peuples ayant conquis cette terre dont seul le peuple Juif est encore existant :
-Avant Israël, il y avait le Mandat Britannique en Palestine
-Avant le Mandat Britannique en Palestine, il y avait l’Empire Ottoman turc et musulman
-Avant l’Empire Ottoman, il y avait l’état islamique des Mamelouks d’Egypte
-Avant l’état islamique des Mamelouks d’Egypte, il y avait l’Empire Ayyoubide arabo-kurde
-Avant l’Empire Ayyoubide, il y avait le Royaume de Jérusalem franc et chrétien
-Avant le Royaume de Jérusalem, il y avait l’Empire Ommeyyade puis Fatimide
-Avant l’Empire Ommeyyade puis Fatimide, il y avait l’Empire Byzantin
-Avant l’Empire Byzantin, il y avait l’Empire Sassanide
-Avant l’Empire Sassanide, il y avait l’Empire Byzantin
-Avant l’Empire Byzantin, il y avait l’Empire Romain
-Avant l’Empire Romain, il y avait l’état Hasmonéen
-Avant l’Etat Hasmonéen, il y avait l’Empire Séleucide
-Avant l’Empire Séleucide, il y avait l’Empire Macédonien d’Alexandre le Grand
-Avant l’Empire Macédonien, il y avait l’Empire Perse
-Avant l’Empire Perse, il y avait l’Empire Babylonien
-Avant l’Empire Babylonien, il y avait les Royaumes d’Israël et de Juda
-Avant les Royaumes d’Israël et de Juda, il y avait le Royaume d'Israel
-Avant le Royaume d’Israël, il y avait la théocratie des douze tribus d’Israël
-Avant la théocratie des douze tribus d’Israël, il y avait un conglomérat de cités-royaumes cananéens indépendants
Vous conviendrez qu’il n’y a jamais eu de royaume, d’Etat ou de Nation arabe qui s’appelle « Palestine » avec Jerusalem comme capitale.
Quote (Michael Klein)
Légalisant donc, encore une fois de fait et de droit, la souveraineté pleine et entière de ces territoires à Israel. Il est utile de rappeler que ces territoires conquis par Israël et n’appartenant officiellement pas à la Jordanie et étant reconnus n’appartenir à aucun état ou proto-état, sont sous administration civile et militaire des vainqueurs (Israël) et qui ne sont pas regis par les conventions de Genève en vertu de la clause 6 de l’article 49 de ces mêmes conventions qui traite des civils en temps de guerre et qui précise qu’un État souverain ne peut transférer sa population vers le territoire d’un autre Etat souverain. Or la « Cisjordanie » n’a jamais été un État souverain et Israël n’y a jamais transféré de populations. Par ailleurs, l'article 80 de la charte de l'ONU lui interdit de faire et défaire des états. Ainsi, en refusant le plan de partage de la résolution 181, en n'ayant pas signé d'accord de mise sous tutelle en vertu du chapitre XII (article 77) de la Charte de l'ONU, les arabes ne peuvent plus se baser dessus pour créer leur État. En effet, les territoires initialement prévus pour l'état arabe en 1947 mais que ces derniers ont intégralement refusé lors du rejet de la résolution 181 tombent sous la juridiction du traité international de Lausanne (création d'un foyer pour le peuple Juif et création de la TransJordanie, devenue la Jordanie en 1946). Par ailleurs, l’alinéa 7 de l’article 2 de la Charte de l’ONU stipule qu’ “aucune disposition de la présente Charte n’autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un État ni n’oblige les Membres à soumettre des affaires de ce genre à une procédure de règlement aux termes de la présente Charte”. La Judée Samarie et Jérusalem appartenant juridiquement à l'Etat d'Israel (pour les raisons expliquées plus haut), les résolutions concernant ces territoires et votées à l'ONU vont à l'encontre ce sa propre charte et sont donc caduques de fait et de Droit. En conclusion, Israel n'a jamais colonisé un quelconque territoire mais à récupéré son territoire légalement lors de guerre de défense qui, au regard du droit international, ne peut être juridiquement condamné en raison du traité international de Sèvres remplacé par celui de Lausanne (ratifiés en 1920 et 1923 par la SDN) qui vaut force exécutoire et qui prévaut sur les résolutions (qui vont à l'encontre de la charte de l'ONU) basées sur celle rendue caduque par le refus arabe du plan de partage puis par la non mise sous tutelle de ces territoires par les arabes bloquant alors l'ONU pour la création d'un Deuxième état arabe dans la région. La région de Judée Samarie est donc de Droit et de fait israélienne (et non colonisée) et Jérusalem est de fait et de Droit la capitale de l'Etat d'Israël si ce dernier l'a décidé (et aucune résolution ne peut supprimer ce fait puisque l'ONU ne peut intervenir sur les choix politiques internes d'un pays selon sa propre Charte). Par conséquent, si les arabes veulent un État : - le droit international ne peut le créer ou le leur donner à partir de territoires appartenant à un État siégeant à l'ONU - seules des négociations et un accord entre israéliens et arabes peuvent prétendre l'ONU à reconnaître un autre État arabe - si Israel ne souhaite pas donner tel ou tel territoire, c'est son choix qui ne peut internationalement et juridiquement être contesté selon la charte de l'ONU - si les arabes refusent des négociations pour un État, ils peuvent s'exposer à un refus de négociations de la part des israéliens qui peut offusquer la communauté internationale mais qui ne peut être juridiquement condamné, toujours selon sa propre charte.
Par ailleurs, voici les 6 fois où les arabes ont refusé leur état que la Grande Bretagne et Israel leur offrait :
- Refus d'un État arabe en 1936 suite à la commission Peel qui analysa les différentes violences sur le territoire.
- Refus d'un État arabe en 1947 avec le rejet unilatéral de la résolution 181. Occupation des territoires alloués a un État arabe par la Jordanie et l'Egypte.
- Refus d'un État arabe en 1967, après la victoire d'Israel, avec La Réunion de la ligue arabe au Soudan qui décida : a) pas de paix avec Israel b) pas de reconnaissance de l'état d'Israel c) pas de négociation avec Israel
- Refus d'un État arabe en 2000 sur toute la bande de Gaza, 95% de la Judée et de la Samarie et Jérusalem est (accords de Camp David, entre Ehud Barak et Yasser Arafat).
- Refus d'un État arabe en 2005 après le retrait total d'Israel de la bande de Gaza et prise de pouvoir par un groupe terroriste, appelant à l'extermination d'Israel et des Juifs, élu démocratiquement.
- Refus d'un État arabe en 2008 sur plus de territoires que l'offre de 2000. (Ehud Olmert et Mahmoud Abbas).
Quote
Suivant le droit international :
- Jerusalem appartient à Israël
- Gaza appartient à Israël mais suivant les accords de 2005 entre arabes et israéliens, appartient dorénavant aux arabes (attention, aucun traité n’a été signé ce qui signifie que les deux parties peuvent revenir sur cette décision).
- La Judée Samarie, selon le droit international et le traité de Lausanne, appartient à Israël. Cependant, dans le but d’obtenir un accord de paix, Israël et les arabes signent l’accord de Taba qui découpe ce territoire, dont 18% sont sous juridiction arabe zone A), 22% sous contrôle conjoint arabo-israélien (zone B ), 60% sous contrôle israélien (zone C).
Il s’agit d’un accord, permettant de déboucher sur un futur proto-Etat palestinien et un traité de paix et non d’un traité international qui a une valeur juridique et exécutoire certaine.
Cela signifie que la Judée et la Samarie Israéliennes ne représentent plus que 60% du territoire et non 100% comme le laissent croire les médias. Et malgré ces concessions israéliennes, aucun accord de paix n’a été signé et aucun État Palestinien n’a été créé dans les territoires géré par les arabes (Gaza et Zone A de la Judée Samarie).
- La guerre entre la Syrie et Israël étant toujours d’actualité puisqu’aucun traité de paix n’a été signé depuis la guerre de Kippour (1973), Israël est en droit d’occuper ce territoire jusqu’à qu’un traité de paix soit signé (règles de droit international). Cependant, les raisons stratégiques, la longévité du conflit et le refus d’un traité de paix par la Syrie ont poussé les israéliens à annexer le Golan à leur territoire qui, selon les termes du traité de Lausanne (déclaration Balfour), devait faire partie intégrante de l’Etat Juif mais la découpe du territoire entre la France et la Grande Bretagne n’a pas respecté ce principe. Tant qu’un traité de paix ne sera pas conclu ou tant qu’un accord ne sera pas trouvé, Israël est en droit de ne pas rendre le Golan (règles de droit International).
Par analogie, Israël a « perdu » des territoires en les « donnant » aux arabes (bande de Gaza, zones A et B de Judée Samarie) sans qu’un un traité ou accord de paix ne soit signé. Et cela ne choque pas la communauté internationale. Par contre, cette dernière oblige Israël à rendre un territoire conquis par une guerre de défense, alors qu’aucun accord ou traité de paix n’a été conclu et signé. Cela prouve bien le double langage de l’ONU.
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Le territoire occupé par la Transjordanie devenue le Royaume de Jordanie devait, à l’origine, faire partie de l’Etat Juif.
Les anglais, en remerciement des efforts de guerre des jordaniens, ont donné ce territoire en violant les disposition de la déclaration Balfour qui avait été intégralement reprise lors de la conférence de San Rémo, le traité de Sèvres et le traité de Lausanne.
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Donc, selon les dispositions de cette déclaration reprise intégralement dans un traité international, il y a bel et bien aujourd’hui un état Juif et un état arabe occupant la Palestine mandataire.
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Les dispositions de l’article 95 du traité de Sèvres repris intégralement dans le traité de Lausanne ont bel et bien été appliquées.
Il y a un état arabe (Jordanie) et un état Juif (Israël) qui se partage la Palestine selon les modalités du traité international.
Le conflit israélo-palestinien ne vise qu’à créer un troisième état arabe. Mais cela, personne ne le dit car personne ne le sait.
This post was edited by Chevaucheur on Aug 7 2019 03:28am