Mouais.
Comme tu dis, une simple recherche sur internet, et voilà ce qu'on peut trouver sur ce prétendu chiffre de 41 milliards issu de ce rapport :
Ce rapport utilise une méthode biaisée pour maximiser artificiellement un prétendu “coût”.
Ces calculs reposent sur une approche comptable statique : on additionne les dépenses publiques supposées liées à la population immigrée (santé, école, aides sociales, logement, etc.) et on en retranche les recettes (impôts, cotisations).
Or cette méthode présente plusieurs biais majeurs :
Elle attribue des dépenses collectives (comme le fonctionnement de l’hôpital ou de l’école) à une population ciblée, sans preuve qu’elle en soit la cause directe.
Elle sous-estime les recettes fiscales, en oubliant la TVA, les taxes locales, et les cotisations indirectes.
Elle ignore les effets économiques indirects : les immigrés travaillent, consomment, créent des entreprises, stimulent la demande et l’emploi.
Elle ne tient aucun compte du long terme : les enfants d’immigrés sont souvent plus diplômés que leurs parents et contribuent activement à l’économie française.
Fait révélateur : on n’applique jamais ce raisonnement à d’autres catégories de la population, comme les retraités ou les chômeurs, qui peuvent avoir eux aussi un solde fiscal négatif.
Ce que disent les études sérieuses :
Les recherches économiques menées par des organismes reconnus contredisent radicalement ce chiffre :
Le Conseil d’analyse économique (organe rattaché à Matignon) a montré en 2018 que
l’impact budgétaire de l’immigration est faible, proche de zéro, voire légèrement positif à long terme.L’OCDE estime que dans les pays développés, l’impact fiscal net de l’immigration est en moyenne compris entre -0,5 % et +0,5 % du PIB, soit un effet très modéré.
France Stratégie rappelle que l’immigration ne déséquilibre pas les finances publiques, et peut même être un atout démographique et économique.
Même en admettant qu’il existe un léger coût temporaire, il serait largement inférieur à d’autres pertes ou dépenses publiques :
La fraude et l’évasion fiscales sont estimées entre 80 et 100 milliards d’euros par an.
Le CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi) coûte plus de 20 milliards d’euros par an, avec des effets discutés sur l’emploi.
Certaines niches fiscales inefficaces pèsent aussi lourdement sur les finances publiques.
Au-delà des chiffres, l’immigration apporte des contributions concrètes et souvent invisibles :
Elle fournit une main-d’œuvre indispensable dans de nombreux secteurs : santé, BTP, ménage, restauration, agriculture, etc.
Elle soutient le dynamisme démographique, crucial pour le financement des retraites.
Les immigrés sont surreprésentés dans la création d’entreprise.
Ils paient des impôts, des loyers, des taxes – comme tout citoyen.
Conclusion
Le chiffre de 41 milliards d’euros est infondé, trompeur et discrédité par la recherche économique.
Loin d’être un poids, l’immigration est une composante normale, utile et souvent bénéfique de l’économie française.