La montée de l'abstention et du FN confirme que l'UDI et l'UMP répondent de moins en moins clairement aux attentes des Français. Ces derniers vivent un changement sans précédent, faisant appel à un nombre croissant d'acteurs qui pallient les carences de l'Etat. Les nouvelles technologies accélèrent l'arrivée de ces innovations qui facilitent leur quotidien. Le monopole d'Air France est loin, celui des taxis est en train de tomber sous les coups de boutoir des VTC. Blablacar, Airbnb et de nombreuses initiatives bouleversent nos modes de vie, et notre rapport à l'Etat et aux services publics. Les Français n'ont pas peur de la concurrence, ils l'attendent même à bras ouverts. L'arrivée de Free dans la téléphonie mobile a divisé le coût de la facture des portables par deux, je connais peu de gens qui s'en soient plaints. Tous les verrous sont en train de sauter dans leur esprit. Le gouvernement a révélé sa détresse en cherchant à interdire UberPop, avant même que la justice ne se prononce. Cette victoire de l'arbitraire d'Etat sur l'innovation est temporaire, comme l'a été celle sur le téléchargement puis le streaming. Le rôle d'un Etat moderne, c'est d'accompagner le changement, pas de le contrôler et encore moins de le bloquer.
Dans un monde qui bouge, les Français ont un besoin vital de liberté pour pouvoir suivre, s'adapter et bénéficier de ces changements. C'est pourquoi nous estimons nécessaire, au Parti Libéral Démocrate, d'ouvrir les monopoles et les corporatismes, et d'affaiblir les rentes, voire de les abolir lorsque c'est possible. Nous ouvrirons dans ce sens le marché des transports en commun afin de permettre la même révolution que dans les transports individuels. Nous assumons la nécessité de la refonte de notre modèle social de plus en plus inadapté. Ne cherchons pas dans l'Etat providence les solutions aux problèmes actuels, le problème est bien l'Etat providence lui-même. Dans le domaine de l'enseignement, une école libre « hors contrat » naît toutes les semaines pour proposer aux familles une alternative pédagogique, en particulier dans les quartiers en difficulté avec la fondation Espérance Banlieues. L'école 42 propose des formations gratuites de haut niveau dans le secteur numérique. Bien que l'Etat ne reconnaisse pas son diplôme final, les élèves reçoivent des offres d'embauche alléchantes dès leur entrée dans l'école. Mais ces initiatives révèlent la nécessité d'améliorer la qualité de l'enseignement public, cela passe par l'autonomie et un réel leadership des chefs d'établissements.