Quote (You2 @ Apr 6 2013 12:49am)
Quand on veut, on peut, c'est valable pour à peu près tout en psychologie. Si le patient n'a pas la volonté assez forte pour contrebalancer son trouble, c'est sur ça qu'il faut travailler une fois le diagnostique clairement établi. Après c'est juste mon point de vue et je peux être à côté de la plaque, mais ça m'étonnerait étant donné qu'avec de la volonté et de la connaissance de soi on peut arrêter son coeur, modifier sa température corporelle, "guérir" d'une schizophrénie (vivre plus ou moins normalement sans médocs) etc., les phobies en comparaison c'est de la gnognotte
"Quand on veut, on peut" est sans doute l'un des mantras parmi les plus destructeurs à l'heure actuelle...
Le traumatisme, les phobies sont par définition des choses qui nous dépassent, qui ne sont même pas au-delà, mais en dehors de l'exercice de la volonté - et de la logique. Certes la volonté peut par certains côté réduire les effets d'un traumatisme ou d'une phobie (je parle des deux mais la phobie est lié à un trauma), mais elle ne permettent en rien à la personne de se sentir mieux, ou encore plus utopique, de guérir. Parce qu'en psychologie, il n'y a pas de guérison. Il n'y a qu'une compréhension qui, elle, peut apporter un mieux-être pouvant permettre à la personne un mieux-vivre en société avec son traumatisme.
L'habituation qui peut se faire pour une personne phobique aux araignées fonctionne, mais ça reste très limité (je viens d'écouter ça au séminaire où j'étais ce matin justement). parce que ça n'enlève rien du traumatisme. Et en plus ça ne marche même pas à tous les coups.
Enfin, j'en terminerai par un point relativement important, c'est que la maitrise de son corps ne peut pas être comparé avec la maitrise de sa psyché. Ce sont deux choses trop différentes.
Je suis crevé, je sais pas si ce que j'ai écrit est très logique. J'vais me coucher...