Quote (Agarwaen @ Thu, 5 Mar 2009, 00:02)
Outre le fait que j'appelle ça des mesurettes (et je suis gentil), c'est une vision particulièrement naïve (je le dis littéralement, et non de façon péjorative). On ne peut pas dire que ces taxes écologiques fassent réellement une modification des considérations économiques... Tu sais, l'économie libéral est particulièrement cynique, elle voit le profit, et ces taxes comme une gène au profit. L'idéologie libéral domine actuellement les pouvoir politiques. On dit que c'est l'apanage de la droite, on en oublie que c'est Fabius qui l'a introduit en France... eh ouais, c'et bien pour ça que la gauche n'a rien à dire face à la crise actuelle. Tout ça pour montrer qu'elle dépasse les frontières politiques telles qu'on les considère généralement.
Je te trouve incroyablement optimiste sur deux choses :
--> la capacité de réaction autant des pouvoirs politiques que de l'économie. Il me semble pourtant qu'elles font preuves d'une assez rare force d'inertie. Il n'y a qu'à regarder ce qu'exige les économies actuelles, comme les banques par exemples : "On sait que le système est vicié, mais on s'en fout, on veut du flouze pour nous renflouer et recommencer le même manège, et s'il-vous-plait, allez vous faire foutre avec vos droit de regards sur ce qu'on fait." Et les pouvoirs politiques, ne t'en déplaisent, remuent des bras et c'est strictement tout. J'ai pas vu l'ombre d'une loi, tout au plus des exigences... On appelle ça de l'esbrouffe.
--> sur l'inertie de la dégradation de l'environnement. Il ne faudrait pas oublier que ce qu'on fait actuellement a un impact qui se prolonge probablement sur plus d'une centaine d'année. Or, il s'avère que si, actuellement, les dégradations environnementales commencent tout juste à être visible pour l'oeil humain, elles n'en sont pas moins excessivement grave. Le temps nous manque déjà, on va vers des catastrophes monumentales, mais ça le pouvoir économique s'en moque bien, tout autant que le pouvoir politique.
Franchement, cette double inertie va causer des dommages que je serai bien en peine de mesurer... Si l'économie devenait dès demain totalement vertes, les conséquences resteraient catastrophique. Le temps que l'économie devienne verte, ça va être mo-nu-men-tal. Il suffit de lire ce qu'en disent les scientifiques.
Tu as tout à fait raison, et c'est d'ailleurs la principale critique que l'on peut faire d'un hypothèse : sa capacité de réalisation.
Or pour te prouver que le cas n'est pas si désespéré que tu ne le crois, il me faut des chiffres que je n'ai pas la force de chercher ce soir.
Je reporte donc ce débat à plus tard, si ça ne te dérange pas ^^
Bonne soirée