Les êtres humains ont besoin de récits.
Sans cela, ils ressentent un vide désagréable, voire effrayant. Ils sont comme frustrés et sans repères.
Quelle qu’en soit la nature, le récit est une sorte de boussole pour l’Homme qui a besoin de croire.
Même si cette boussole lui indique l’enfer, il la préfère à la sagesse, laquelle lui demande de commencer par suspendre son jugement devant tout récit.
Ainsi l’Homme préfère-t-il s’accrocher à un récit faux plutôt que d’intérioriser l’idée que « tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien ».
Son problème n’est pas tant qu’il aime le faux, mais qu’il se moque de rechercher le vrai d’une part, et qu’il a peur de conscientiser son ignorance d’autre part.
Il rejette l’incommodante idée « Je ne sais pas ». Le phénomène dont il est question ici se produit inconsciemment.
Médiavers, médiathéisme et complosophisme