Quote (You2 @ Jun 5 2015 03:55pm)
« Nous voulons dépouiller l'État de tous ses attributs économiques : assez de l'État cheminot, de l'État postier, de l'État assureur. »
« ..Je suis un libéral. La nouvelle réalité de demain, répétons-le, sera capitaliste. La vraie histoire du capitalisme ne commence que maintenant. Le socialisme n’a plus une chance de s’imposer. Il s’agit de choisir entre un passé presque mort et des possibilités illimitées d’avenir... Il faut abolir l’Etat collectiviste, tel que la guerre nous l’a transmis, par la nécessité des choses, et revenir à l’Etat manchestérien*. »
« Revenons à l’individu. Nous appuyons tout ce qui exalte, amplifie l’individu... »
« Le fascisme conçoit la vie comme une lutte, avec la conviction que c’est à l’homme de se faire une vie qui soit vraiment digne de lui. »
« L’Etat doit être réduit à des fonctions essentielles d’ordre politique et juridique... Les pouvoirs et les fonctions actuellement attribués au Parlement doivent être limités... L’Etat est souverain et cette souveraineté ne peut ni ne doit être entamée ou diminuée... L’Etat doit être le gardien jaloux, le défenseur et le propagateur de la tradition nationale, du sentiment national, de la volonté nationale... »
« Le fascisme affirme l’inégalité irrémédiable et féconde entre les hommes. »
Tiens, ça me rappelle des propos tenus sur ce sujet. Enfin n'oublies pas que tout comme toi, Mussolini était extrêmement incohérent puisqu'il était nationaliste, libéral, "progressiste" et conservateur (ce qu'on appellerait maintenant néoconservateur).
Mussolini libéral ? Lol...
Il ne l'a jamais été. Tout au plus, il a pu tenir un discours populiste se déclarant comme tel pour accéder au pouvoir ... et développer un pouvoir autoritaire opposé au libéralisme politique et économique !
http://fr.wikipedia.org/wiki/FascismeQuote
(...)
Le fascisme est un système politique qui associe populisme, nationalisme4 et totalitarisme5 au nom d'un idéal collectif suprême. À la fois révolutionnaire et conservateur, il s'oppose frontalement à la démocratie parlementaire et à l'État libéral garant des droits individuels.
(...)
Programme fasciste révolutionnaire de 1919
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Dans un climat social difficile (grèves et agitations) qui fait craindre à la démocratie libérale un soulèvement social révolutionnaire comme en Russie (Révolution d'Octobre), en Allemagne (Révolution allemande), et d'autres pays dans lequel des troubles révolutionnaires existent, Mussolini annonce en 1921, avant son accession au pouvoir, son soutien au libéralisme et au capitalisme :
« Je suis un libéral. (...) » (Mussolini au Parlement le 21 juin 1921)
(...)
Phase libérale de la politique de Mussolini (1921-1925)
Arrivé au pouvoir, allié à une vaste coalition, le gouvernement de Mussolini, sous l'impulsion du libéral Alberto De Stefani, qui succède aux libéraux, poursuit la politique économique libérale du précédent gouvernement : « Nous voulons dépouiller l'État de tous ses attributs économiques : assez de l'État cheminot, de l'État postier, de l'État assureur. » (Benito Mussolini, 192221).
Le tournant s'opère dans la deuxième moitié des années 1920 : Alberto De Stefani démissionne en 192522, promulgation des lois fascistissimes en 1926, vote des lois sur le corporatisme en 1927, et en 1929 crise économique mondiale21.
Corporatisme fasciste, mis en place à partir de 1925
Les fascistes monopolisent petit à petit le pouvoir. Après l'assassinat de Giacomo Matteotti le 10 juin 1924, ils établissent une dictature, les lois fascistissimes sont promulguées en 1926 et Mussolini donne au fascisme la célèbre formule : « Tout dans l'État, rien hors de l'État et rien contre l'État » ; il désavoue et attaque (dans le sillage de la confidustria[réf. nécessaire]), à la suite d'une crise économique, le libéralisme économique :
« Le fascisme est absolument opposé aux doctrines du libéralisme, à la fois dans la sphère politique et dans la sphère économique.… L'État fasciste veut gouverner dans le domaine économique pas moins que dans les autres; cela fait que son action, ressentie à travers le pays de long en large par le moyen de ses institutions corporatives, sociales et éducatives, et de toutes les forces de la nation, politiques, économiques et spirituelles, organisées dans leurs associations respectives, circule au sein de l'État. »
— Benito Mussolini, La Doctrine du fascisme (1935).
Mussolini mène alors une politique dirigiste : grands travaux, protectionnisme, stimulation de la consommation, constitution de monopoles, encadrement et restriction des droits des ouvriers, bataille du blé.
Le corporatisme est institué : un système de guildes qui encadre les relations patrons/ouvriers et salariés afin qu'ils planifient l'économie dans l'intérêt général : ministère des Corporations, Conseil national des Corporations, Chambre des Faisceaux et Corporations.