Bah oui Mussolini:
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Le tournant vers l'autarcie
Après l'invasion de l'Abyssinie en 1935, l’État fasciste impulsa une politique économique autarcique. Cela mena à une hausse inquiétante de la dette publique et à un ralentissement de l'activité économique. À partir de 1934, l'État délaisse les grands travaux publics au profit de la course à l'armement. L'indice de la production industrielle passe de 75 en 1934 (indice 100 en 1928) à 105 en avril 1935, augmentation qui se manifeste presque uniquement dans l'industrie lourde6.
La guerre d’Éthiopie est coûteuse. En 1938, le Ministre des Finances Thaon di Revel avoue que le gouvernement a consacré 36 milliards de lires à des « dépenses extraordinaires » entre le 1er juillet 1934 et le 31 mars 19386. Pour éviter l'inflation, l’État ne fait pas tant marcher la planche à billets, préférant émettre des bons du Trésor (10 milliards et demi de bons du Trésor à échéance d'un an en 19346). Il règle une grande partie des commandes faites à l'industrie lourde ou pour les grands travaux par des « promesses de paiement » 6. En 1933, le rapport de la Commission du budget affirme: « L'assainissement du budget est retardé par l'inscription de fortes dépenses à paiement différé; l’État paie à tempérament, en employant l'une des pires créations de l'esprit inflationniste américain. » 6.
À la fin de 1935, l’État soumet les demandes de retraits de fond dans les caisses d'épargne et les banques à des restrictions sévères6. En outre, la fuite des capitaux à l'étranger et les sorties d'or, qui réduisent l'encaisse de la Banque d'Italie (12 106 millions de lires au 1er janvier 1928; 7 105 millions de lires fin février 1934; 3 394 millions au 31 décembre 200513, augmentent dramatiquement. Le déficit de la balance commerciale s'élève, en 1934, à deux milliards et demis de livres13.
L’État tente alors d'interdire la fuite des capitaux, instaurant un contrôle rigoureux sur les titres étrangers détenus par les Italiens (décrets-loi du 27 mai 1934) 13. Un décret du 8 décembre 1934 subordonne les exportations à l'obligation de la cession préalable à l’État des devises obtenues en paiement de ces exportations13. Les titres étrangers détenus par les Italiens sont rachetés par des organismes publics, en échange de bons du Trésor13. Un décret du 8 octobre 1935 interdit d'emporter hors d'Italie plus de 2 000 lires13. Malgré tous ces efforts, la dépréciation de la lire continue, et le 5 octobre 1936, Mussolini, qui avait juré lors de la « bataille de la lire » de défendre sa valeur « jusqu'à la dernière goutte de son sang », dévalue celle-ci à 41 % de sa valeur de 1927, ce qui échoue néanmoins à enrayer la dépréciation réelle de la monnaie13.
Par ailleurs, l’État soumet toute importation de produits étrangers à l'obtention d'une licence délivrée par l’État (décret du 18 février 193513). L'importation de produits destinés à la guerre est systématiquement favorisée par l’État 13. Ce dernier dénonce les accords commerciaux avec d'autres États, conclus sur la base de la « clause de la nation la plus favorisée », et leur substitue le système des « échanges compensés »: il s'efforce de n'acheter à un pays qu'autant qu'il peut lui vendre13. En août 1935, l'État s'accorde le monopole des importations de matière première (charbon, cuivre, étain, fer, nickel, coton, laine, carburants, etc.). Un sous-secrétariat d’État pour les échanges avec l'étranger est créé début 193613. Enfin, le 2 mars 1937, le Grand conseil fasciste décide « la réalisation maxima de l'autarcie en ce qui concerne les besoins militaires et le sacrifice total, si nécessaire, des besoins civils aux besoins militaires » 13. Le 11 octobre 1937, le Comité corporatif central, composé de représentants des 22 corporations, se transforme en « commission suprême de l'autarcie », dotée de larges pouvoirs.
Pour mettre en œuvre cette autarcie, l’État subventionne une industrie d'ersatz. Aidée par l'État, l' Azienda nazionale idrogenazione combustibili est fondée pour produire un carburant national synthétique. Trois usines sont construites pour extraire de l'essence synthétique des bitumes albanais, des lignites de Toscane et des schistes bitumineux et asphaltiques de Sicile13. Mais l'Italie ne peut se passer du monde extérieur pour les matières premières. En 1938, elle ne produit que 10 % de sa consommation en charbon13. Elle dépend aussi à 50 % des puissances occidentales pour les matières premières utilisées par la sidérurgie13. L'Italie doit aussi importer du blé, le déficit étant estimé à 10 à 20 millions de quintaux en 193813. La balance commerciale, déficitaire de 2,5 milliards de lires en 1934, l'est de 6 milliards en 193713: la politique d'autarcie échoue.
je sais pas comment tu appelles ça, mais ça n'a rien à voir avec du libéralisme ...
bon quand tu arrives à dire que le communisme soviétique était en fait du capitalisme... je crois que tu as perdu toute crédibilité.
Pour en revenir à mon dernier lien, le fond de la pensée c'est qu'il vaut mieux investir dans des gens intelligents/dans la recherche plutôt que d'aider les pauvres car en fin de compte les progrès réalisés auront un impact beaucoup plus fort sur le moyen/long terme.
Même si je pense qu'il faut nuancer légèrement (je ne pense pas qu'il faille abandonner quiconque), je suis plutôt d'accord avec la théorie du raisonnement.
This post was edited by F34RG0D on Jun 5 2015 01:20am