Quote (You2 @ 6 Apr 2013 01:18)
L'empirisme c'est un peu la base de la psycho non ? Sinon ça serait une science.
En tout cas y'a rien de maladif dans la plupart des troubles psychiques selon moi, tout le monde est plus ou moins taré, c'est juste un moyen de se faire du fric en vendant des medocs ou d'excuser ses dérives comportementales en se réfugiant derrière l'ultime "c'est pas moi, c'est la maldie !"
Dans les états limites, je suis d'accord qu'on est tous plus ou moins atteints mais la notion de maladie c'est en rapport avec l'environnement. Admettons que je suis névrosé et j'ai une énorme phobie des gorilles, si j'en vois un je me fige et je pleure jusqu'à ce qu'on m'aide. Ca va pas trop me gêner dans la vie de tous les jours. Maintenant (j'habite à la mer je rappelle) imagine que j'ai la même phobie mais avec les mouettes. Hein ?
Sinon dans les névroses il y a des trucs très handicapants, des troubles compulsifs par exemple ou la personne peut absolument pas travailler parce qu'elle doit tout vérifier.
Alors que dans un état limite ou on retrouverait quelques éléments compulsifs ce sera plutôt un "perfectionniste" qui sera bien vu.
Je parle pas des psychoses. Va voir un ado schizophrène qui décompense te parler de comment il va sauver le monde parce que Dieu lui est apparu et lui a expliqué qu'il était le messie et qu'il pouvait communiquer par télépathie avec l'au delà, et lui a confié la mission de guérir la famine ; ensuite dis moi que y'a rien de maladif.
Parce que oui il y en a des comme ça. Plus qu'on le pense, c'est vachement intéressant mais j'imagine pas l'état de souffrance de la personne qui n'a plus que ça au moment où on casse tout son délire avec un neuroleptique. Je veux pas trop essayer d'imaginer.
Mais oui la psycho est empirique, le problème de la psycho est qu'il faut s'y connaitre et surtout éviter de faire du diagnostic trop rapidement parce qu'en général t'as l'effet pygmalion qui s'en mêle et ta personne un peu déprimée que tu classes en dépressive chronique a toutes les chances de vouloir se conformer à cette idée pour, plus ou moins consciemment, "te faire plaisir".