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Jan 7 2013 02:04am
regarde dijonais, y'a le cheval il t'a piqué tes lunettes.

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Jan 7 2013 05:04am
Quote (charly92 @ Jan 7 2013 08:04am)
regarde dijonais, y'a le cheval il t'a piqué tes lunettes.

http://www.minisellerie.com/images/007330.jpg


^^
Je n'ai pas besoin de lunettes, merci
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Jan 7 2013 09:11am
@GrosTom

Bon, j'avais un peu de temps cet après midi pour répondre précisément à tout ce que tu as écrit, car tout ceci mérite d'être expliqué en détail (comme l'a réclamé Talcontar) (pour les questions que tu as posées et auxquelles je n'avais pas répondu).

Désolé pour le wall qui va suivre.

Je précise par avance que je ne suis pas communiste, que je ne vote pas communiste, même si j'ai de la sympathie pour le PCF (ou le Front de Gauche). Je ne suis d'ailleurs encarté nulle part. Je respecte aussi certaines personnalités de droite, avec qui j'ai certes des divergences d'opinion en matière économique et sociale, mais avec qui je partage les mêmes valeurs fondamentales (ex : Bruno Le Maire, Dominique de Villepin, Jacques Chirac ; Alain Juppé ; François Bayrou ... donc non, je ne suis pas systématiquement opposé aux "gens de droite"). D'ailleurs, pour finir cette parenthèse, la lutte interne à l'UMP s'est justement faite sur la question des valeurs fondamentales auxquelles je fais référence ici. Il y a ainsi sans doute plus de points communs entre par exemple un chiraquien (ou un R-UMP) et un socialiste (ou FdG ou PC) qu'entre un chiraquien (ou un R-UMP) et un sarko-copéiste (UMP).

Tu me dis : " Bon déjà là tu parles de l'idéologie gauchiste et pas de l'extrême gauche".

Non. Non parlions au départ d'Alain Soral, qui avait fait partie du PCF, puis ensuite du FN.

Je parlais donc de l'idéologie du Parti Communiste Français. C'est peut-être désormais méconnu, mais le PCF est un parti internationaliste, qui a toujours pour hymne "L'Internationale" (tout le monde le sait, mais c'est utile de le rappeler). Internationaliste ou Universaliste, c'est la même chose. Je t'invite à réécouter les paroles de l'Internationale , qui énoncent à peu près tous les éléments essentiels de l'idéologie du PC. Je n'ai donc rien embelli, au niveau de leur idéologie. L'idéologie communiste est une utopie ; en tant qu'utopie est est nécessairement belle ...

Alors après, tu dois me parler de gens d'extrème-gauche (voire de gauche classique), pas nécessairement affiliés au PC, qui ne sont pas universalistes. C'est vrai, il en existe ; par exemple les chevènementistes, qui sont des nationalistes de gauche (que j'exècre) ; sans doute que certains électeurs du Front de Gauche le sont aussi ... Des gens mal informés ...

Pour ce qui est de la "bureaucratie", la "machinerie administrative complexe" dont tu as parlé :

Tu as raison ; la bureaucratie est souvent très lourde et indigeste ; mais elle n'est pas à mettre davantage sur le compte de la droite ou de la gauche ; chaque gouvernement, de droite comme de gauche, a tenté de simplifier les démarches administratives, les formulaires ou les termes administratifs, sans jamais y parvenir... Il y a encore beaucoup de travail à faire dans ce domaine il est vrai. (Mais c'est totalement hors de propos par rapport au sujet qui nous intéressait ...)

Ensuite quand tu dis : "Dans la grande majorité des cas, selon moi, les mecs sont trop focalisés sur ce que j'appellerai à défaut de connaitre le bon terme, "les théories économiques découlant de l'idéologie des partis" que sur les idées de base du parti.
C'est pour ça qu'on en arrive à ce qu'un mec de droite (qui à la base prône les libertés individuelles) sorte des conneries du genre de ce que tu décris au dessus".

Avant de répondre, je vais éclaicir un point. La droite n'est pas plus défenseuse des libertés individuelles que la gauche. Même si tu disais que " Pourtant on sait tous les deux que c'est pas ça, parce qu'on est à un niveau idéologique et qu'en pratique, bah ça marche pas", et que je t'ai déjà répondu là dessus, je me dois d'être plus précis, car c'est justement encore un lieu commun qu'on entend encore trop souvent , comme quoi la droite serait davantage pour la liberté, et la gauche davantage pour l'égalité. Ce lieu commun est faux, je vais le démontrer dans un instant.

La gauche (française) est née historiquement de la Révolution Française, de l'opposition au pouvoir absolu de la Monarchie (qui pouvait sans motif et sans jugement par simple lettre de cachet envoyer n'importe qui croupir à la Bastille), par la volonté (outre la création de la République et des Droits de l'Homme et du Citoyen) de créer des droits écrits et garantis pour chaque citoyen, avec, notamment en matière pénale, une procédure pénale écrite, stricte, et un droit pénal écrit où sont prévus et décrits précisément les délits, les crimes et les peines, de façon à garantir les libertés individuelles et éviter ainsi l'arbitraire des lettres de cachet.

Le grand principe étant que tout ce que la loi n'interdit pas strictement est permis.

La gauche française est donc par essence libérale, au sens des libertés civiles (à ne pas confondre avec le terme "libéral au sens de la liberté économique, ou de la liberté d'entreprendre).

La droite dure, type sarkozyste, a toujours renforcé le droit pénal (donc restreint les libertés individuelles en prévoyant toujours davantage d'infractions pénales) et adouci la procédure pénale (donc donnant plus de pouvoirs d'investigation au parquet et à la police, et limitant d'autant les libertés individuelles).

D'ailleurs, ce n'est ni la droite, ni la gauche, qui est garante des libertés individuelles, mais le juge judiciaire, qui doit garantir qu'un prévenu a été arrêté dans les formes légalement prévues, pour un délit ou un crime légalement prévu, et qui doit le libérer dans le cas contraire. Mais il faut noter que c'est toujours la droite qui pointe du doigt le soit disant "laxisme" des magistrats, qui appliquent scrupuleusement la loi. Ce ne sont jamais les magistrats qu'il faut blamer, mais la loi elle-même, le cas échéant.

François Mitterrand écrivait ainsi à propos de la liberté et de l'égalité, dans ses derniers vœux télévisés aux français, le 31 décembre 1994 : « Ne dissociez jamais la liberté et l’égalité. Ce sont deux idéaux difficiles à atteindre, mais qui sont à la base de toute démocratie». A mettre en rapport avec quelques extraits du débat télévisé du 5 mai 1981, où Mitterrand répondait à Giscard : « C’est un type de civilisation de liberté qui n’a pas été entrepris comme il fallait. Ce que j’entends faire surtout, c’est la défense de la liberté. Quelle est la liberté d’un chômeur (…) ; de quelqu’un qui travaille à des cadences infernales. (…) La liberté tient à la décentralisation des pouvoirs. (…) La liberté c’est la diffusion du savoir. (…) La liberté c’est la conquête des droits sociaux, des droits positifs.(…) ».

Autrement dit, la conquête de la liberté passe par la conquête de l'égalité des droits. L'une ne peut être réalisée sans l'autre.

F. Mitterrand a fait là un exercice de rhétorique. En réalité, il ne met pas plus en avant la liberté que l'égalité. Il les met sur le même plan. Il faut comprendre que F. Mitterrand , répondant au libéral Giscard d'Estaing, lui démontre que le socialisme défend aussi la liberté. Mais, à la différence du libéralisme, pour le socialisme, la lutte pour la liberté passe nécessairement par la lutte pour l'égalité. Les libéraux, eux, ne se concentrent quasi exclusivement que sur la liberté économique, au détriment de l'égalité (ce qui est facteur de ce que d'autres (J. Chirac) ont appelé la "fracture sociale"). En réalité, ce que sous-entend F. Mitterrand, c'est que lorsqu'on tente de dissocier liberté et égalité, ou lorsqu'on ne se concentre que sur l'une au détriment de l'autre, c'est la fraternité qui est en danger, et donc l'unité de la nation et la paix sociale. La liberté n'est nullement menacée par l'égalité. C'est même exactement le contraire. C'est par l'égalité (des droits) qu'on tend vers la liberté de tous, et vers la fraternité, idéal démocratique et républicain.

Il est donc faux et absurde de dire que la droite serait la défenseuse de la liberté tandis que la gauche serait la défenseuse de l'égalité.

Je me suis peut-être un peu égaré par rapport à ce que tu disais, mais ça me paraissait important de rappeler tout cela.

Quand tu disais " Dans la grande majorité des cas, selon moi, les mecs sont trop focalisés sur ce que j'appellerai à défaut de connaitre le bon terme, "les théories économiques découlant de l'idéologie des partis" que sur les idées de base du parti".

Tu as raison. La plupart des gens ne s'intéressent plus à la politique autrement qu'en regardant de temps à autres des débats télévisés en période électorale, mais sans connaitre, au fond , les idées essentielles défendues par les différents partis. Tout ce qu'ils retiennent désormais, c'est les petites phrases, et éventuellement de vagues idées économiques, et en France, le résumé de la vie politique fait par les guignols de l'info ... bref, au ras des paquerettes...

Voila, j'espère avoir été cette fois suffisamment précis.

This post was edited by dijonnais on Jan 7 2013 09:25am
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Jan 7 2013 11:01am
Quote (dijonnais @ Jan 7 2013 03:11pm)
@GrosTom

Bon, j'avais un peu de temps cet après midi pour répondre précisément à tout ce que tu as écrit, car tout ceci mérite d'être expliqué en détail (comme l'a réclamé Talcontar) (pour les questions que tu as posées et auxquelles je n'avais pas répondu).

Désolé pour le wall qui va suivre.

Je précise par avance que je ne suis pas communiste, que je ne vote pas communiste, même si j'ai de la sympathie pour le PCF (ou le Front de Gauche). Je ne suis d'ailleurs encarté nulle part. Je respecte aussi certaines personnalités de droite, avec qui j'ai certes des divergences d'opinion en matière économique et sociale, mais avec qui je partage les mêmes valeurs fondamentales (ex : Bruno Le Maire, Dominique de Villepin, Jacques Chirac ; Alain Juppé ; François Bayrou ... donc non, je ne suis pas systématiquement opposé aux "gens de droite"). D'ailleurs, pour finir cette parenthèse, la lutte interne à l'UMP  s'est justement faite sur la question des valeurs fondamentales auxquelles je fais référence ici. Il y a ainsi sans doute plus de points communs entre par exemple un chiraquien (ou un R-UMP) et un socialiste (ou FdG ou PC) qu'entre un chiraquien (ou un R-UMP) et un sarko-copéiste (UMP).

Tu me dis : " Bon déjà là tu parles de l'idéologie gauchiste et pas de l'extrême gauche".

Non. Non parlions au départ d'Alain Soral, qui avait fait partie du PCF, puis ensuite du FN.

Je parlais donc de l'idéologie du Parti Communiste Français. C'est peut-être désormais méconnu, mais le PCF est un parti internationaliste, qui a toujours pour hymne "L'Internationale" (tout le monde le sait, mais c'est utile de le rappeler). Internationaliste ou Universaliste, c'est la même chose. Je t'invite à réécouter les paroles de l'Internationale , qui énoncent à peu près tous les éléments essentiels de l'idéologie du PC. Je n'ai donc rien embelli, au niveau de leur idéologie. L'idéologie communiste est une utopie ; en tant qu'utopie est est nécessairement belle ...

Alors après, tu dois me parler de gens d'extrème-gauche (voire de gauche classique), pas nécessairement affiliés au PC, qui ne sont pas universalistes. C'est vrai, il en existe ; par exemple les chevènementistes, qui sont des nationalistes de gauche (que j'exècre) ; sans doute que certains électeurs du Front de Gauche le sont aussi ... Des gens mal informés ...

Pour ce qui est de la "bureaucratie", la "machinerie administrative complexe" dont tu as parlé :

Tu as raison ; la bureaucratie est souvent très lourde et indigeste ; mais elle n'est pas à mettre davantage sur le compte de la droite ou de la gauche ; chaque gouvernement, de droite comme de gauche, a tenté de simplifier les démarches administratives, les formulaires ou les termes administratifs, sans jamais y parvenir... Il y a encore beaucoup de travail à faire dans ce domaine il est vrai. (Mais c'est totalement hors de propos par rapport au sujet qui nous intéressait ...)

Ensuite quand tu dis :  "Dans la grande majorité des cas, selon moi, les mecs sont trop focalisés sur ce que j'appellerai à défaut de connaitre le bon terme, "les théories économiques découlant de l'idéologie des partis" que sur les idées de base du parti.
C'est pour ça qu'on en arrive à ce qu'un mec de droite (qui à la base prône les libertés individuelles) sorte des conneries du genre de ce que tu décris au dessus".

Avant de répondre, je vais éclaicir un point. La droite n'est pas plus défenseuse des libertés individuelles que la gauche. Même si tu disais que " Pourtant on sait tous les deux que c'est pas ça, parce qu'on est à un niveau idéologique et qu'en pratique, bah ça marche pas", et que je t'ai déjà répondu là dessus, je me dois d'être plus précis, car c'est justement encore un lieu commun qu'on entend encore trop souvent , comme quoi la droite serait davantage  pour la liberté, et la gauche davantage pour l'égalité. Ce lieu commun est faux, je vais le démontrer dans un instant.

La gauche (française) est née historiquement de la Révolution Française, de l'opposition au pouvoir absolu de la Monarchie (qui pouvait sans motif et sans jugement par simple lettre de cachet envoyer n'importe qui croupir à la Bastille), par la volonté (outre la création de la République et des Droits de l'Homme et du Citoyen) de créer des droits écrits et garantis pour chaque citoyen, avec, notamment en matière pénale, une procédure pénale écrite, stricte, et un droit pénal écrit où sont prévus et décrits précisément les délits, les crimes et les peines, de façon à garantir les libertés individuelles et éviter ainsi l'arbitraire des lettres de cachet.

Le grand principe étant que tout ce que la loi n'interdit pas strictement est permis.

La gauche française est donc par essence libérale, au sens des libertés civiles (à ne pas confondre avec le terme "libéral au sens de la liberté économique, ou de la liberté d'entreprendre).

La droite dure, type sarkozyste, a toujours renforcé le droit pénal (donc restreint les libertés individuelles en prévoyant toujours davantage d'infractions pénales) et adouci la procédure pénale (donc donnant plus de pouvoirs d'investigation au parquet et à la police, et limitant d'autant les libertés individuelles).

D'ailleurs, ce n'est ni la droite, ni la gauche, qui est garante des libertés individuelles, mais le juge judiciaire, qui doit garantir qu'un prévenu a été arrêté dans les formes légalement prévues, pour un délit ou un crime légalement prévu, et qui doit le libérer dans le cas contraire. Mais il faut noter  que c'est toujours la droite qui pointe du doigt le soit disant "laxisme" des magistrats, qui appliquent scrupuleusement la loi. Ce ne sont jamais les magistrats qu'il faut blamer, mais la loi elle-même, le cas échéant.

François Mitterrand écrivait ainsi à propos de la liberté et de l'égalité, dans ses derniers vœux télévisés aux français, le 31 décembre 1994 : « Ne dissociez jamais la liberté et l’égalité. Ce sont deux idéaux difficiles à atteindre, mais qui sont à la base de toute démocratie». A mettre en rapport avec quelques extraits du débat télévisé du 5 mai 1981, où Mitterrand répondait à Giscard : « C’est un type de civilisation de liberté qui n’a pas été entrepris comme il fallait. Ce que j’entends faire surtout, c’est la défense de la liberté. Quelle est la liberté d’un chômeur (…) ; de quelqu’un qui travaille à des cadences infernales. (…) La liberté tient à la décentralisation des pouvoirs. (…) La liberté c’est la diffusion du savoir. (…) La liberté c’est la conquête des droits sociaux, des droits positifs.(…) ».

Autrement dit, la conquête de la liberté passe par la conquête de l'égalité des droits. L'une ne peut être réalisée sans l'autre.

F. Mitterrand a fait là un exercice de rhétorique. En réalité, il ne met pas plus en avant la liberté que l'égalité. Il les met sur le même plan. Il faut comprendre que F. Mitterrand , répondant au libéral Giscard d'Estaing, lui démontre que le socialisme défend aussi la liberté. Mais, à la différence du libéralisme, pour le socialisme, la lutte pour la liberté passe nécessairement par la lutte pour l'égalité. Les libéraux, eux, ne se concentrent quasi exclusivement que sur la liberté économique, au détriment de l'égalité (ce qui est facteur de ce que d'autres (J. Chirac) ont appelé la "fracture sociale"). En réalité, ce que sous-entend F. Mitterrand, c'est que lorsqu'on tente de dissocier liberté et égalité, ou lorsqu'on ne se concentre que sur l'une au détriment de l'autre, c'est la fraternité qui est en danger, et donc l'unité de la nation et la paix sociale. La liberté n'est nullement menacée par l'égalité. C'est même exactement le contraire. C'est par l'égalité (des droits) qu'on tend vers la liberté de tous, et vers la fraternité, idéal démocratique et républicain.

Il est donc faux et absurde de dire que la droite serait la défenseuse de la liberté tandis que la gauche serait la défenseuse de l'égalité.

Je  me suis peut-être un peu égaré par rapport à ce que tu disais, mais ça me paraissait important de rappeler tout cela.

Quand tu disais " Dans la grande majorité des cas, selon moi, les mecs sont trop focalisés sur ce que j'appellerai à défaut de connaitre le bon terme, "les théories économiques découlant de l'idéologie des partis" que sur les idées de base du parti".

Tu as raison. La plupart des gens ne s'intéressent plus à la politique autrement qu'en regardant de temps à autres des débats télévisés en période électorale, mais sans connaitre, au fond , les idées essentielles défendues par les différents partis. Tout ce qu'ils retiennent désormais, c'est les petites phrases, et éventuellement de vagues idées économiques, et en France, le résumé de la vie politique fait par les guignols de l'info ... bref, au ras des paquerettes...

Voila, j'espère avoir été cette fois suffisamment précis.


Ta gueule

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Jan 7 2013 11:21am
Quote (dijonnais @ Jan 7 2013 04:11pm)
@GrosTom

Bon, j'avais un peu de temps cet après midi pour répondre précisément à tout ce que tu as écrit, car tout ceci mérite d'être expliqué en détail (comme l'a réclamé Talcontar) (pour les questions que tu as posées et auxquelles je n'avais pas répondu).

Désolé pour le wall qui va suivre.

Je précise par avance que je ne suis pas communiste, que je ne vote pas communiste, même si j'ai de la sympathie pour le PCF (ou le Front de Gauche). Je ne suis d'ailleurs encarté nulle part. Je respecte aussi certaines personnalités de droite, avec qui j'ai certes des divergences d'opinion en matière économique et sociale, mais avec qui je partage les mêmes valeurs fondamentales (ex : Bruno Le Maire, Dominique de Villepin, Jacques Chirac ; Alain Juppé ; François Bayrou ... donc non, je ne suis pas systématiquement opposé aux "gens de droite"). D'ailleurs, pour finir cette parenthèse, la lutte interne à l'UMP  s'est justement faite sur la question des valeurs fondamentales auxquelles je fais référence ici. Il y a ainsi sans doute plus de points communs entre par exemple un chiraquien (ou un R-UMP) et un socialiste (ou FdG ou PC) qu'entre un chiraquien (ou un R-UMP) et un sarko-copéiste (UMP).

Tu me dis : " Bon déjà là tu parles de l'idéologie gauchiste et pas de l'extrême gauche".

Non. Non parlions au départ d'Alain Soral, qui avait fait partie du PCF, puis ensuite du FN.

Je parlais donc de l'idéologie du Parti Communiste Français. C'est peut-être désormais méconnu, mais le PCF est un parti internationaliste, qui a toujours pour hymne "L'Internationale" (tout le monde le sait, mais c'est utile de le rappeler). Internationaliste ou Universaliste, c'est la même chose. Je t'invite à réécouter les paroles de l'Internationale , qui énoncent à peu près tous les éléments essentiels de l'idéologie du PC. Je n'ai donc rien embelli, au niveau de leur idéologie. L'idéologie communiste est une utopie ; en tant qu'utopie est est nécessairement belle ...

Alors après, tu dois me parler de gens d'extrème-gauche (voire de gauche classique), pas nécessairement affiliés au PC, qui ne sont pas universalistes. C'est vrai, il en existe ; par exemple les chevènementistes, qui sont des nationalistes de gauche (que j'exècre) ; sans doute que certains électeurs du Front de Gauche le sont aussi ... Des gens mal informés ...

Pour ce qui est de la "bureaucratie", la "machinerie administrative complexe" dont tu as parlé :

Tu as raison ; la bureaucratie est souvent très lourde et indigeste ; mais elle n'est pas à mettre davantage sur le compte de la droite ou de la gauche ; chaque gouvernement, de droite comme de gauche, a tenté de simplifier les démarches administratives, les formulaires ou les termes administratifs, sans jamais y parvenir... Il y a encore beaucoup de travail à faire dans ce domaine il est vrai. (Mais c'est totalement hors de propos par rapport au sujet qui nous intéressait ...)

Ensuite quand tu dis :  "Dans la grande majorité des cas, selon moi, les mecs sont trop focalisés sur ce que j'appellerai à défaut de connaitre le bon terme, "les théories économiques découlant de l'idéologie des partis" que sur les idées de base du parti.
C'est pour ça qu'on en arrive à ce qu'un mec de droite (qui à la base prône les libertés individuelles) sorte des conneries du genre de ce que tu décris au dessus".

Avant de répondre, je vais éclaicir un point. La droite n'est pas plus défenseuse des libertés individuelles que la gauche. Même si tu disais que " Pourtant on sait tous les deux que c'est pas ça, parce qu'on est à un niveau idéologique et qu'en pratique, bah ça marche pas", et que je t'ai déjà répondu là dessus, je me dois d'être plus précis, car c'est justement encore un lieu commun qu'on entend encore trop souvent , comme quoi la droite serait davantage  pour la liberté, et la gauche davantage pour l'égalité. Ce lieu commun est faux, je vais le démontrer dans un instant.

La gauche (française) est née historiquement de la Révolution Française, de l'opposition au pouvoir absolu de la Monarchie (qui pouvait sans motif et sans jugement par simple lettre de cachet envoyer n'importe qui croupir à la Bastille), par la volonté (outre la création de la République et des Droits de l'Homme et du Citoyen) de créer des droits écrits et garantis pour chaque citoyen, avec, notamment en matière pénale, une procédure pénale écrite, stricte, et un droit pénal écrit où sont prévus et décrits précisément les délits, les crimes et les peines, de façon à garantir les libertés individuelles et éviter ainsi l'arbitraire des lettres de cachet.

Le grand principe étant que tout ce que la loi n'interdit pas strictement est permis.

La gauche française est donc par essence libérale, au sens des libertés civiles (à ne pas confondre avec le terme "libéral au sens de la liberté économique, ou de la liberté d'entreprendre).

La droite dure, type sarkozyste, a toujours renforcé le droit pénal (donc restreint les libertés individuelles en prévoyant toujours davantage d'infractions pénales) et adouci la procédure pénale (donc donnant plus de pouvoirs d'investigation au parquet et à la police, et limitant d'autant les libertés individuelles).

D'ailleurs, ce n'est ni la droite, ni la gauche, qui est garante des libertés individuelles, mais le juge judiciaire, qui doit garantir qu'un prévenu a été arrêté dans les formes légalement prévues, pour un délit ou un crime légalement prévu, et qui doit le libérer dans le cas contraire. Mais il faut noter  que c'est toujours la droite qui pointe du doigt le soit disant "laxisme" des magistrats, qui appliquent scrupuleusement la loi. Ce ne sont jamais les magistrats qu'il faut blamer, mais la loi elle-même, le cas échéant.

François Mitterrand écrivait ainsi à propos de la liberté et de l'égalité, dans ses derniers vœux télévisés aux français, le 31 décembre 1994 : « Ne dissociez jamais la liberté et l’égalité. Ce sont deux idéaux difficiles à atteindre, mais qui sont à la base de toute démocratie». A mettre en rapport avec quelques extraits du débat télévisé du 5 mai 1981, où Mitterrand répondait à Giscard : « C’est un type de civilisation de liberté qui n’a pas été entrepris comme il fallait. Ce que j’entends faire surtout, c’est la défense de la liberté. Quelle est la liberté d’un chômeur (…) ; de quelqu’un qui travaille à des cadences infernales. (…) La liberté tient à la décentralisation des pouvoirs. (…) La liberté c’est la diffusion du savoir. (…) La liberté c’est la conquête des droits sociaux, des droits positifs.(…) ».

Autrement dit, la conquête de la liberté passe par la conquête de l'égalité des droits. L'une ne peut être réalisée sans l'autre.

F. Mitterrand a fait là un exercice de rhétorique. En réalité, il ne met pas plus en avant la liberté que l'égalité. Il les met sur le même plan. Il faut comprendre que F. Mitterrand , répondant au libéral Giscard d'Estaing, lui démontre que le socialisme défend aussi la liberté. Mais, à la différence du libéralisme, pour le socialisme, la lutte pour la liberté passe nécessairement par la lutte pour l'égalité. Les libéraux, eux, ne se concentrent quasi exclusivement que sur la liberté économique, au détriment de l'égalité (ce qui est facteur de ce que d'autres (J. Chirac) ont appelé la "fracture sociale"). En réalité, ce que sous-entend F. Mitterrand, c'est que lorsqu'on tente de dissocier liberté et égalité, ou lorsqu'on ne se concentre que sur l'une au détriment de l'autre, c'est la fraternité qui est en danger, et donc l'unité de la nation et la paix sociale. La liberté n'est nullement menacée par l'égalité. C'est même exactement le contraire. C'est par l'égalité (des droits) qu'on tend vers la liberté de tous, et vers la fraternité, idéal démocratique et républicain.

Il est donc faux et absurde de dire que la droite serait la défenseuse de la liberté tandis que la gauche serait la défenseuse de l'égalité.

Je  me suis peut-être un peu égaré par rapport à ce que tu disais, mais ça me paraissait important de rappeler tout cela.

Quand tu disais " Dans la grande majorité des cas, selon moi, les mecs sont trop focalisés sur ce que j'appellerai à défaut de connaitre le bon terme, "les théories économiques découlant de l'idéologie des partis" que sur les idées de base du parti".

Tu as raison. La plupart des gens ne s'intéressent plus à la politique autrement qu'en regardant de temps à autres des débats télévisés en période électorale, mais sans connaitre, au fond , les idées essentielles défendues par les différents partis. Tout ce qu'ils retiennent désormais, c'est les petites phrases, et éventuellement de vagues idées économiques, et en France, le résumé de la vie politique fait par les guignols de l'info ... bref, au ras des paquerettes...

Voila, j'espère avoir été cette fois suffisamment précis.


ok, je compte pas continuer le débat pendant 3 plombes car, je le rappelle, je m'y connais pas assez et ça ne m'intéresse que moyennement (d'autant plus que tu cites plein de références françaises "d'une autre époque" qui...bah...j'suis belge quoi ^^)

Le point où je voulais en venir, qui en fait n'est pas si différent du tien, est que les théories politiques sont toutes utopiques (pas que celle de gauche, toutes). C'est bien pour ça que les gens les défendent avec autant d'ardeur puisqu'ils sont tous convaincus d'être dans le "bon".
Mais c'est l'application de ces théories qui est bien souvent foireuse (car mise en pratique par des gens opportunistes et peu/plus intéressé par l'idéologie de base du parti dans lequel ils sont)

Voilà, j'fais pas plus long parce que j'en ai un peu plein le cul de ce genre de débat toujours plus ou moins stériles. Mais je pense avoir bien compris ton point de vue.

Ah ouais aussi: TL/DR omg :o

This post was edited by TaGueule on Jan 7 2013 11:21am
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Quote (akynuz @ Jan 7 2013 05:01pm)
Ta gueule


Si j'avais voulu t'adresser la parole, j'aurais écrit une ligne avec des gros caractères et des mots simples, pour que tu en saisisses le sens.
Mais là en l'occurrence, ce post ne t'était manifestement pas adressé.

Quote (TaGueule @ Jan 7 2013 05:21pm)
ok, je compte pas continuer le débat pendant 3 plombes car, je le rappelle, je m'y connais pas assez et ça ne m'intéresse que moyennement (d'autant plus que tu cites plein de références françaises "d'une autre époque" qui...bah...j'suis belge quoi ^^)

Le point où je voulais en venir, qui en fait n'est pas si différent du tien, est que les théories politiques sont toutes utopiques (pas que celle de gauche, toutes). C'est bien pour ça que les gens les défendent avec autant d'ardeur puisqu'ils sont tous convaincus d'être dans le "bon".
Mais c'est l'application de ces théories qui est bien souvent foireuse (car mise en pratique par des gens opportunistes et peu/plus intéressé par l'idéologie de base du parti dans lequel ils sont)

Voilà, j'fais pas plus long parce que j'en ai un peu plein le cul de ce genre de débat toujours plus ou moins stériles. Mais je pense avoir bien compris ton point de vue.

Ah ouais aussi: TL/DR omg :o


ok. end of story.
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Quote (dijonnais @ Jan 7 2013 06:57pm)
Si j'avais voulu t'adresser la parole, j'aurais écrit une ligne avec des gros caractères et des mots simples, pour que tu en saisisses le sens.
Mais là en l'occurrence, ce post ne t'était manifestement pas adressé.



ok. end of story.


Comment akynuz vient de prendre cher omg
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Quote (Deformation @ Jan 7 2013 05:59pm)
Comment akynuz vient de prendre cher omg


ouai là il va falloir qu'il ouvre les yeux en grand ^^
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Jan 7 2013 01:36pm
Quote (DTCIAN @ Jan 6 2013 09:06am)
je sais pas si c'est ça que tu cherches mais c'est du lourd

http://www.youtube.com/watch?v=roHIiEklv-M


hahahahahhahaha :rofl: aller casse toi avec ton jean jaques goldman HAHAHAHAHAHAHHAHAHAHAHAHHAHAHAHAHHAHAHAH
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Jan 7 2013 01:39pm
Je m'appelle Augustin.

A mes 18 ans, j'étais parti étudier seul à Paris, quittant ainsi ma famille de province. Même si mon père et mon frère me manqueraient (je n'ai jamais connu ma mère), j'étais heureux d'habiter seul dans un tout petit appartement rue Jean Calvin pour au moins une raison: j'allais enfin pouvoir me trouver une copine! Car j'avais jusque là été particulièrement maladroit avec les filles. Mes nombreux échecs pesaient plus encore face au multiples conquêtes de Matt, mon frère plus jeune de trois ans. J'étais plutôt timide et lui plus sympathique que Coluche. J'étais plutôt maigre et mon frère musclé comme un modèle pour parfum. J'étais plutôt quelconque, finalement, alors que lui collectionnait les qualités. J'en avais au moins une: j'apprenais très vite, quelque soit la matière, ce qui me valut des interminables heures d'ennui en cours, une entrée dans la meilleure école scientifique de France et une réputation de sombre intello surnommé "Gugus". Mon plus grand complexe? Etre majeur, avoir le bac mention très bien, le permis en trois mois mais être toujours puceau… Heureusement, la physique quantique, véritable source de plaisir dans ma vie bric-à-brac me retrouvait chaque soir pour me consoler et m'enchanter dans les draps magiques de la complexité de l'univers.

J'espérais que tout cela changerait à Paris. En vain, cela s'avéra une ultime déception. En effet, ma vie se résumait principalement à de très lourdes charges de travail. De plus, aucune de mes rares rencontres féminines ne m'attirait vraiment, si bien que je me retirais bien vite cette idée de la tête.

Aucune… sauf une. Tous les trois jours, je descendais en effet de ma rue m'occuper des courses dans le supermarché de l'avenue de Mirbel. La caissière était une charmante noire d'une trentaine d'années aux formes abondantes. Lors des premiers paiements, il me fut fort difficile de ne pas me laisser déconcentrer par ses superbes lèvres africaines, m'abandonner dans l'envoutement de ses yeux noisettes ou, le plus tentant, perdre mon regard dans sa superbe poitrine. Après quelques blagues, alors que personne n'attendait, une conversation prit naissance:

"Et voici, je te souhaite une excellente journée, me lança-t-elle avec un sourire des plus craquants.
- Merci beaucoup, bonne journée.
- Hé, jeune homme, n'oublie pas ton porte-monnaie!
- Oh, pardon, je suis fatigué en ce moment… Merci, c'est vraiment gentil.
- Il faut dormir la nuit et ne pas trop faire la fête, hein, coquin.
- C'est-à-dire… En général, dans une fête, il y a de la musique et des boissons. Le soir, chez moi, c'est plutôt fiche et calcul jusqu'à une heure du matin…
- Oh, mon pauvre! Hahahahaha. Ne t'en plains pas tant! Les études sont une grande chance! Que travailles-tu?
- Votre physique… La physique! Pardon, la physique.
- Et alors, cela te plait, au moins? me regarda-t-elle, toute attentionnée.
- Pas autant que vou… euh, pas autant que…! En fait, la physique, c'est ce que je préfère, euh, voilà.
- Hahahahah, bien c'est le plus important, alors."

J'adorais son rire. Je voulais aller un peu plus loin.

"Comment vous appelez-vous?
- Mais c'est écrit là, sur mon badge: Fattima."

La caissière toucha la plaque accroché au veston qui recouvrait sa poitrine et je pus ainsi discerner ses superbes seins bouger dessous. Cela me semblait si gros et l'effet entre mes jambes fut immédiat.

"Hahahaha, et toi?
- Vous êtes si… Euh, Augustin. Je m'appelle Augustin.
- Je suis ravie de te rencontrer, Augustin.
- Moi aussi… madame Fattima.
- A bientôt!"

Les jours passaient et nos discussions s'émancipaient doucement mais surement. La magnifique noire aux lèvres pulpeuses venait de Côte d'Ivoire et avait immigré à Paris seule pour trouver du travail. Avec ses fesses toute ronde et ses seins massifs, la belle caissière avait en fait 39 ans. Elle aimait le cinéma, les bijoux et les gros tambours. Je ne venais désormais qu'aux heures vides lorsque les rayons se trouvaient déserts, nous laissant ainsi tranquilles pour s'entretenir. C'est ainsi qu'un jour…

" Alors, as-tu vu le dernier James Bond?
- Non, pas encore! Mais j'ai si hâte. Je suis les James Bond depuis que je suis toute petite. Mon préféré a toujours été Sean Connery.
- Oh non, Pierce Brosnan a une telle classe!
- Je ne peux pas le croire… Pour moi, Sean Connery sera toujours le seul, le vrai, l'unique. Hahahahha!
- Et … que dirais-tu si on allait le voir ensemble? Il y le cinéma pas loin."

Il y eut un court silence.

" Ecoute, Augustin… Je n'ai rien contre mais…"

Je ne voulais pas abandonner, pas cette fois.

"Fattima, ce serait juste pour voir le film… Tu peux bien laisser une petite chance à Daniel Craig de concurrencer Sean Connery, quand même!
- Hahahah, oui, c'est vrai…
- Il y a une séance demain à 20h30 au Gaumontparnasse. On a qu'à se retrouver à 20h devant le cinéma."

Elle réfléchit un petit instant. Pendant ce temps-là, même si je me forçai à rester droit et sembler imperturbable, mon coeur tremblait, craignant un énième échec.
Puis, elle sourit.

" C'est d'accord. Viens sonner chez moi au 67 rue de la Santé.
- Parfait! A demain,Fattima.
- A demain, Augustin."

A peine fus-je sortis du supermarché que je criais "YES!!!". Quel était le plus énergisant: la surprise de la joie ou la joie de la surprise? Toute la journée, j'étudiais comme jamais, extrêmement concentré et efficace. La nuit, il me fut difficile de dormir tant l'excitation de mon pseudo-rencard avec cette femme bien plus âgée que moi m'animait.

Le lendemain soir, j'appelai mon frère.

"Ecoute, Matt, j'aurai besoin d'aide … C'est pour une fille.
- Hahahaha, gugus, j'ai failli avoir une crise cardiaque! Une fille? Wooooouh, c'est sérieux, là.
- Comment t'habilles-tu au premier rencard?
- Vaste question. Cela dépend beaucoup de la fille et de l'endroit….
- Cinema. Et elle est plutôt mature.
- Mature? Gugus… tu te ferais pas une MILF, quand même?
- Mais non, n'importe quoi… Mature dans sa tête, et arrête de m'appeler Gugus, aussi."

Je m'étais plutôt bien rattraper sur son véritable âge...

"Alors sois classe mais décontracté. Chemise, veste et chaussures sobres. Une touche de parfum. Et sois à l'heure, Gugus."

Ainsi vêtu, je me présentais à 19h58 devant sa porte et appuya sur le bouton.

"Monte, c'est au 5e étage à droite."

J'étais dopé. Arrivé en haut, la porte était ouverte.

"Je peux entrer, Fattima?
- Oui, vas-y, je t'en prie.
- J'espère que tu t'es préparée, rigolais-je en rentrant, pour une soirée riche en cascades…"

Fattima se trouvait devant moi, vêtue d'une super jupe blanche qui mettait en valeur son beau cul et d'un haut bleu ciel qui suggérait allègrement sa ravissante poitrine.

" Waouh, tu es vraiment… vraiment superbe.
- Merci. Cela mérite bien d'être présentable … pour rencontrer James Bond.
- Bien sur… Mais nous sommes-nous présentés? Mon nom est Gustin… Augustin!
- Pffff, tu es bête."

La séance de cinéma se déroulait de manière normale. Nous profitions chacun du film lorsque, durant une scène plutôt inquiétante, Fattima saisit ma main par réflexe. J'étais charmé qu'elle s'éprenne de moi pour se rassurer.
Quelques minutes plus tard, je descendis délicatement ma main sur sa cuisse, mais sans jamais la regarder, paraissant captivé par le film. Après un instant, je tâchais de la caresser discrètement. Je ne savais pas trop dans quoi je me lançais mais à ma grande surprise, la femme de mes fantasmes se mit aussi à caresser mon bras. Cette fois, la noire se tourna vers moi et me regarda souriante. Nous continuions ainsi durant plusieurs scènes jusqu'à ce que je décide de m'aventurer sous sa jupe, me rapprochant lentement de sa culotte. Je craignais évidemment sa réaction mais une folie jusqu'alors inconnue m'y contraignait. Je sentais ainsi le tissu et même quelques poils. Je me trouvais ailleurs, transporté loin de cette salle de cinéma dans un monde où tout est beau et humide. Et ce monde s'appelait Fattima. Elle continuait à caresser mon bras.

Le film achevé, nous sortions de l'endroit, échangeant nos commentaires et impressions.

" Oui, il est pas mal, expliquait Fattima, mais le méchant ne fait pas très méchant de james bond et puis, les filles n'ont pas un grand rôle.
- Avoue que la dernière scène était magique!
- Oh, vraiment, alors tu étais quand même concentré sur le film. Hahahaha!"

Je devins tout rouge mais je décidai de ne pas me laisser faire.

- … et toi?
- Marchons plutôt."

Nous rentrions vers son appartement et je désirais lui prendre la main lorsque mon portable me signala la réception d'un message.

"alors alors alors??? Tu te l'es faite??"

Je soupirai de la stupidité du sms. En plus, je détestais les répétitions de points d'interrogation.

"Qui est-ce? me demanda ma bien aimée.
- Mon imbécile de frère, Matt.
- Il te demande si tu as bien aimé le film?
- Euh… Oui, en quelque sorte."

Nous rigolâmes encore beaucoup sur le chemin, passant entre les bars et les brasseries. Le ciel présentait d'innombrables étoiles. Je lui expliquai l'extension de l'univers et l'éclatement des super-novas. La rêveuse m'écoutait avec de grands yeux, puis, comme un enfant, me prit la main. Nous arrivâmes finalement devant sa porte. Je redoutais plus que tout ce moment. Devais-je l'embrasser? Était-ce ce l'instant fatidique? Qu'allait être sa réaction? Et si j'embrassais mal?

" Écoute, Augustin, cela m'a fait très plaisir. Je me suis amusée. Peut-être devrions-nous refaire cela une autre fois?
- Je… Euh… Je comprends. Alors, bonne nuit.
- Bonne nuit, Augustin."

Je m'approchais de sa joue mais, pris dans un élan qui m'était inconnu, un mélange d'instinct, d'envie et de folie, mes mains vinrent se poser sur ses jolies fesses pulpeuses, et je dérivai vers ses lèvres rouges, ouvrit ma bouche et enveloppa celles-ci aussi délicatement que je pouvais. Cet instant s'avéra aussi magique qu'intemporel. Nous étions immortalisés dans cette position. Je sentais le goût de sa salive se mélanger à la mienne et ma langue caresser la sienne. Sous mon pantalon, ce qui faisait de moi un homme se réveilla aussitôt. Soudain, elle se retira et me regarda le plus profondément dans mes yeux.

"Augustin, je… Non, mais… ça va pas? Qu'est-ce que ça veut dire?
- Fattima, je te trouve belle.
- Augustin… Là n'est pas la question! On ne peut pas! On ne peut pas.
- Pourquoi dis-tu cela? Rien ne nous empêche.
- Si, Augustin! L'âge! Je… Je pourrais être ta…
- Ne dis pas cela. C'est faux. Tu es trop jeune pour cela.
- Oui, c'est vrai… mais quand même… Plus de dix ans… Tu es agréable. Tu es intelligent. Tu es drôle. Et tu es beau. Pourquoi ne vas-tu pas trouver une fille de ton âge?
- C'est toi que je veux, Fattima."

Et je l'embrassai de nouveau. A ce moment-là, mon esprit était dépassé. Je ne réfléchissais plus et n'écoutais que ce que je croyais mon destin, ce qui s'avérait d'ailleurs bien plus simple et efficace. Nos bouches se quittèrent.

" Augustin…"

La noire me regardait d'un air gênée. Ses yeux se penchèrent vers le trottoir, puis remontèrent vers les étoiles jusqu'à se coucher dans mon regard. Moi, je me demandais si je devais l'embrasser une troisième fois.

"Montons… Ici, quelqu'un va finir par nous voir."

Je ne compris pas exactement ce qu'elle voulait signifier par là mais j'acceptai aussitôt, la suivant joyeusement dans des escaliers d'un bois sombre. J'observais ses fesses pulpeuses se balancer de gauche à droite à chaque marcher, comme une danse hypnotisante. Je me demandais s'il me serait permis bientôt de les toucher. Mon corps trépignait. Mon esprit s'interrogeait. Mon coeur bravait. Le bonheur devint pour moi, non pas un sentiment abstrait, mais une émotion physique.

Et cela ne faisait que commencer!


A SUIVRE...


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