3ème journée
Angleterre / Pays de Galles
12 / 19
Irlande / Italie
42 / 10
Ecosse / France
à jouer
PARIS (AP) — Bien qu'étant rentré victorieux de cinq de ses six derniers déplacements en Ecosse, le Quinze de France de rugby se tient sur ses gardes avant d'aller défier la sélection écossaise, dimanche après-midi à Edimbourg en match de la troisième journée du Tournoi des Six Nations.
"L'Ecosse va au bout de ses intentions offensives et c'est peut-être l'équipe qui produit le plus de jeu. Donc il faudra être très bien physiquement et très bien organisé en défense", a prévenu Philippe Saint-André. L'entraîneur tricolore, au cours des derniers jours, s'est déjà longuement exprimé sur les craintes que lui inspire le rythme de jeu des Ecossais.
La France a inauguré son tournoi par une victoire sur l'Italie (30-12) mais n'a pas joué son deuxième match contre l'Irlande en raison de l'annulation de ce dernier due au gel de la pelouse, le 11 février. Dans le même temps, le Quinze du Chardon s'est incliné à domicile face à l'Angleterre (6-13) puis au Pays de Galles (13-27) tout en ayant beaucoup de piquant.
"Que ce soit contre l'Angleterre ou le Pays de Galles, l'Ecosse, tout en se créant énormément d'occasions, n'arrive pas à marquer dans temps forts. J'espère qu'elle continuera comme cela dimanche", a poursuivi Saint-André. Il y a deux semaines, au sec sous le toit du Millennium Stadium de Cardiff, les Ecossais se sont fait 254 passes pour inscrire un seul essai; les Gallois 154 passes pour trois essais.
Dimanche à Edimbourg, la pluie et le vent pourraient se mêler de la partie et contrarier les projets de jeu à la main. L'ailier tricolore Julien Malzieu s'attend toutefois à devoir être très vigilant. "Les Ecossais sont capables de tenir le ballon pendant trois, voire quatre minutes", a-t-il détaillé. "Ils ne sont pas très incisifs mais ils tiennent le ballon pendant plusieurs temps de jeu et ils attendent que la défense s'oublie pour s'engouffrer dans la faille. Il va falloir rester concentrés".
Les Bleus sont en alerte mais connaissent la recette du contrepoison. "Il faut les contrarier dans les rucks, ne pas les laisser enchaîner rapidement les temps de jeu", a analysé le flanker Imanol Harinordoquy qui a toujours gagné contre l'Ecosse. "C'est une équipe qui est dangereuse quand il y a de la vitesse, quand le ballon est ralenti elle est plus prévisible".
"On a aussi envie de tenir le ballon et d'imposer notre jeu ", a rappelé Saint-André. Le nouveau sélectionneur attend beaucoup de ce match. En terme de jeu, il est resté sur sa faim lors de la rencontre face à l'Italie. Et le test de Murrayfield va lui permettre de mesurer les progrès de son équipe, ce qu'il n'a pas pu faire avec l'annulation de la confrontation face à l'Irlande.
"Le match de dimanche est aussi un match charnière car après on reçoit deux fois", note Philippe Saint-André. De fait, si le Quinze tricolore revenait en vainqueur du premier de ses deux déplacements dans la compétition, il serait lancé sur de bons rails avant les deux réceptions de l'Irlande et de l'Angleterre, les deux dimanches suivants.
Alors que Saint-André a conservé l'équipe qui aurait dû jouer contre les Irlandais, Andy Robinson, l'entraîneur écossais, a procédé à cinq changements par rapport à la formation battue à Cardiff.
Il a, notamment, offert sa première titularisation au jeune arrière Stuart Hogg (19 ans) qui a signé des débuts retentissants contre Galles. Robinson n'entend toutefois pas renier son credo offensif. "Nous essayons de jouer à la main parce que c'est, je crois, la meilleure manière pour nous d'obtenir des victoires", a expliqué Robinson. Il est cependant conscient que le jeu à mettre en place dépendra de la capacité de son pack à rivaliser avec celui des Tricolores.
"Si on arrive à dominer les avants français ce sera un grand exploit pour notre pack", a insisté l'entraîneur écossais. L'affiche principale de la troisième journée du tournoi aura pour cadre Twickenham où l'Angleterre, deuxième du classement, reçoit samedi le Pays de Galles, premier.
Invaincues après deux matches, les deux nations sont en course pour le Grand Chelem. Dans l'autre match de samedi, l'Irlande battue par Galles lors de seul match qu'elle a joué recevra l'Italie qui reste sur deux défaites. AP