Quote (F34RG0D @ Dec 7 2016 12:19pm)
je suis allé au venezuela, je sais de quoi je parle...
vu les ressources qu'ils ont, ils devraient avoir le même niveau vie qu'à Dubaï mais heureusement chavez est passé par là pour améliorer les choses de 10% alors qu'un autre aurait pu les améliorer de 10000%
Hahaha
" Selon les statistiques officielles de l’ONU que je suis allé rechercher dans le rapport spécifique de la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPAL) de l’ONU du 12 avril 2002, le taux de pauvreté des Vénézuéliens connut en effet un bond effarant de 1990 à 1999.
Pendant cette décennie – qui couvre les présidences de Carlos Andrés Pérez puis de ses fugaces successeurs Octavio Lepage, Ramón José Velásquez et Rafael Caldera, et qui s’achève par l’accession au pouvoir d’Hugo Chávez le 2 février 1999 –, le pourcentage de pauvres au Venezuela bondit de 40,0 % de l’ensemble de la population à… 49,4 %, et cela alors même que le pays est assis sur des réserves faramineuses d’hydrocarbures.
Le pourcentage de ménages pauvres passa quant à lui, toujours selon les mêmes statistiques onusiennes, de 34,2 % des ménages à 44,0 %.
Au même moment, le nombre « d’indigents » – c’est-à-dire de personnes vivant dans la rue ou dans des bidonvilles avec moins de 1 $ par jour de revenu – explosa : de 1990 à 1999, leur pourcentage passa de 14,6 % à 21,7 % de la population générale, ce qui – compte tenu de l’accroissement démographique entretemps – représente une hausse vertigineuse de quelque + 80 %. [Source pour toutes les données précédentes : http://www.eclac.cl/publicaciones/xml/4/7924/Capitulo_I_2001.pdf, tableau page 12 ]
Ce sont des données fondamentales à garder à l’esprit. Lorsque Hugo Chávez accéda au pouvoir :
1 Vénézuélien sur 2 vivait dans la pauvreté,
plus d’1 Vénézuélien sur 5 vivait dans l’extrême misère,
et une toute petite oligarchie vivait dans un luxe insolent, parce que, parfaite « collabo » de la puissance américaine, elle avait monnayé ce train de vie contre la cession de l‘essentiel de la rente pétrolière vénézuélienne aux grandes compagnies américaines.
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Quant aux effets de son pouvoir, ton 10% est un peu faible
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le taux de pauvreté au Venezuela s’est effondré, en passant de 48,6 % de la population générale en 2002 à 27,8 % en 2010.[ source : http://www.eclac.cl/publicaciones/xml/1/45171/PSE2011-Sintesis-Panorama-Social-de-America-Latina.pdf, tableau page 5 ]
le taux de « pauvreté extrême » (« indigencia » en espagnol, correspondant à moins de 1 $ de revenu par jour) est passé, sur la même période, de 22,2 % à 10,7 %. Il s’agit de ces Vénézuéliens qui vivaient dans des favelas ou dans la rue et dont le nombre m’avait tant frappé en 1993.
le Venezuela a diminué de 58% le taux de malnutrition infantile, qui est passée de 7,7% en 1990 à 3,2% en 2009.
le coefficient de Gini, qui mesure le degré d’inégalité de la distribution des revenus dans une société donnée, a connu, dans la même période, une évolution considérable au Venezuela est passé de 0.498 en 1999 à 0.39 en 2011, ce qui représente une réduction spectaculaire des inégalités. [source : http://argentina.embajada.gob.ve/index.php?option=com_content&view=article&id=760%3A13-de-enero-de-2012-segun-la-cepal-venezuela-es-el-tercer-pais-con-menor-pobreza-en-latinoamerica-&catid=4%3Anoticias-de-venezuela-en-el-mundo&Itemid=39&lang=en][NOTA : Le coefficient de Gini est un nombre variant de 0 à 1, où 0 signifie l’égalité parfaite (tout le monde a le même revenu) et 1 signifie l’inégalité totale (une personne a tout le revenu, les autres n’ont rien, cas extrême du maître et de ses esclaves). Le coefficient de Gini évolue donc dans le même sens que les inégalités : s’il diminue, c’est qu’elles diminuent, et inversement].
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This post was edited by Melatonina on Dec 7 2016 05:48am