Quote (Lenoor @ Nov 1 2018 12:28am)
Les comportement ça se façonne. Ajoute à ça le fait qu'on influe tous à une échelle différente tout le monde est susceptible d'être un fdp. Là-dessus je m'y connait.
Tout ça pour dire que les gens "bien" auront au final plus de sang sur les mains que les autres, qu'ils le veuillent ou non.
Tu te trompes.
Le self-control, ça s'entraîne.
Le meurtre c'est quelque chose d'excitant.
Sexuellement parlant.
"Ca fait bander de commettre un meurtre !" (2e degré)
Maintenant pense comme ceci:
imagine que le meurtre devienne inutile
imagine que Mr. A tue Mr. B
et un double de Mr. B est créé, avec exactement les mêmes souvenirs que l'ancien Mr. B.
alors que penser?
Est-ce que la violence et la criminalité seraient toujours des fatalités?
Non.
Parce que le meurtre perdrait de ce qui le rend intéressant: l'irréversibilité de la chose.
(il y a une dualité entre la liberté et le libre-arbitre mais ça tout le monde s'en fout)Est-ce que tu aurais peur de mourir, si on pouvait recréer un double de toi qui soit identique à toi?
La réponse est non.
Si aujourd'hui tu as peur de mourir, ce n'est pas par crainte de l'inconnu d'après la mort.
C'est par égard pour ton entourage.
C'est pour tes enfants, pour ta famille, pour ton voisinage, pour ta ville, pour ton pays, pour le monde, que tu as peur de mourir.
Si Einstein n'avait pas fait l'effort de vivre jusqu'à créer ses théories, alors ça aurait été une affreuse perte.
On ne vit pas pour soi: on vit pour les autres.
Et c'est ça qui crée l'excitation autour du meurtre.
Commettre un meurtre, c'est assister, de façon perverse, aux réarrangements qui surviennent après le drame.
Si les meurtriers étaient systématiquement tués, le meurtre perdrait son attrait.
Parce qu'on ne pourrait pas assister aux réarrangements post-meurtre.
De la même façon, si on pouvait créer un clone d'une personne assassinée, le meurtre serait bien moins excitant et bien moins attrayant.
Il n'y a pas de fatalité à avoir des pulsions de violence.
On peut contenir ces pulsions, à condition de respecter les nouveaux commandements.
On ne vit pas pour soi: on vit pour les autres.
Si aujourd'hui je me torture l'esprit à créer des théories élaborées, et à créer des commandements bien précis, ce n'est pas pour un bénéfice personnel.
C'est pour les autres.
Je me torture moi-même, de façon intense, dans le but de créer un bénéfice pour les autres.
Et ça ne fait pas de moi un masochiste.
Ça fait de moi un humain.
This post was edited by Chevaucheur on Oct 31 2018 04:49pm