
AFP — A l'issue de trois jours d'âpres négociations, le Conseil de sécurité de l'ONU a voté jeudi soir en faveur d'un recours à la force contre les troupes du colonel Mouammar Kadhafi, ouvrant la voie à des frappes aériennes en Libye.
La résolution autorise à prendre "toutes les mesures nécessaires" pour protéger les civils et imposer un cessez-le-feu à l'armée libyenne, y compris des frappes aériennes, mais précise qu'il n'est pas question d'occupation militaire.
Elle prévoit aussi une zone d'exclusion aérienne pour empêcher l'aviation du colonel Kadhafi de pilonner ses opposants.
Lors de son allocution au conseil de sécurité, A. Juppé a notemment déclaré :
« C'est une question de jours, c'est peut-être une question d'heures. Chaque jour, chaque heure qui passe alourdit le poids de la responsabilité qui pèse sur nos épaules. Prenons garde d'arriver trop tard, ce sera l'honneur du Conseil de sécurité d'avoir fait prévaloir en Libye la loi sur la force, la démocratie sur la dictature, la liberté sur l'oppression ».
Mieux vaut tard que jamais, mais on ne peut que déplorer que cette prise de conscience tardive, alors que Kadhafi est sur le point d'avoir repris la totalité des villes aux mains de l'opposition libyenne.