Quote (You2 @ Dec 16 2013 05:23pm)
Tu n'as pas l'air de te rendre compte que les personnes que j'ai cité pèsent très lourd dans leur domaine. Il suffit de voire qu'on peut se retrouver banni/traîné en justice/renvoyé/calomnié si on émet une critique sur la politique d'israel, l'influence de son lobby ou qu'on fait une vanne sur les juifs alors qu'on peut le faire librement pour tous les autres états/religions
Et détrompe-toi si tu penses que les émissions de divertissement & autres sont de la "petite télé", c'est grand minimum 50% de leur chiffre d'affaire total.
L'influence de la politique d'israel c'est une chose et elle est effectivement discutable, celle du lobby sioniste c'en est une autre et par contre tu auras du mal à nier son étendue. Entre la liste noire de France Inter qui interdit à l'antenne des antisionistes notoire, Siné qui se fait virer sans raison, les lois sur les symboles religieux ostentatoires qui ne s'appliquent concrètement qu'aux musulmans, le kasher évincé du débat sur le halal, les écoles privées qui laissent des jours de révision en plus aux juifs pendant les fêtes (privilège qui leur est propre) rappelant le décret Crémieux, le CRIF et la LICRA qui taxent d'antisémitisme toute personne qui n'a pas montré pate blanche et qui ose émettre une critique d'Israel, l'affaire fofana qui a mené à la révision d'une loi ad hominem avec sanction plus grande et effet rétroactif allant directement à l'encontre des principes du droit français, l'affaire Saïd Bourarach qui est passé à la trappe et dont on demande maintenant la relaxe des agresseurs etc.
Là c'est ce qui me vient en tête rapidement, mais la politique du 2 poids 2 mesures selon que ça aille dans le sens des idées du lobby sioniste ou non existe depuis plus de 20 ans maintenant, il faudrait peut-être commencer à ouvrir les yeux et réagir.
Sans nier le fait que la 2GM joue beaucoup, le traumatisme est quand même allègrement entretenu par le culte de la victimisation que certains propagent et par la menace permanente de se faire traiter d'antisémite. Et je ne trouve pas recevable l'argument du "on a déjà vu où mène" qui laisse à Israel carte blanche à tous les abus sans s'exposer à la critique. Une insulte sur les juifs, il faut condamner. Une critique sur une politique autoritaire (ou même sur une communauté fermée), je trouve ça idiot de la censurer.
Bon. Tu m'obliges encore à te pondre un wall en réponse. Car sur ce sujet il convient d'être précis.
On peut très bien critiquer la politique d'Israël sans être taxé d'antisémite. La communauté internationale dans son ensemble critique d'ailleurs la politique d'Israël. Des résolutions à l'ONU ont été votées dans ce sens, mais ne sont malheureusement pas respectées...
En revanche des gens comme Soral ou Dieudonné ne se contentent pas de critiquer la politique d'Israël, ils sont foncièrement antisémites. Que ces gens là soient privés d'antenne n'a donc rien de surprenant.
Ensuite tu changes d'arguments en fonction des réponses qu'on te donne. Avant tu me disais que c'était ton esprit républicain qui était choqué (quand tu m'as fait ta liste d 'anti Schindler): maintenant tu me parles du chiffres d'affaire de la télé ! Je ne sais pas d'où tu sors ce chiffre de 50 %, peu importe d'ailleurs. Les télés privées font du profit... oui. En quoi ça te gène ? Il n'y a aucun rapport entre le fait que ces télés fassent du profit, avec une prétendue influence que tu dénonçais dans l'un de tes posts précédents précédent : et pour cause, ces émissions de divertissement n'exercent aucune influence sur personne.
Pour les lois sur les symboles religieux qui ne"
s'appliquent concrètement qu'aux musulmans" : c'est vrai, de fait, pour la burqa, car c'est la seule religion où existe un symbole religieux qui recouvre l'ensemble du visage (on peut déplorer ou pas cette loi d'interdiction, c'est encore un autre débat; loi qui n'interdit d'ailleurs pas expressément la burqa, mais qui interdit seulement d'avoir le visage complètement caché en public ; c'est une loi hypocrite, je te l'accorde volontiers); mais pour le reste, hormis le cas particulier de la burqa, la loi est la même pour tous : en quoi les juifs seraient ils plus concernés que les catholiques ou que les autres obédiances à propos de ces lois sur les symboles religieux ostentatoires ?
Le kasher évincé du débat sur le hallal? Où ça, dans les réunions du FN ?
Chaque religion a ses coutumes. Elles doivent toutes être respectées. C'est ça, la laïcité. Ce n'est pas seulement que l'Etat doive rester neutre et n'imposer aucune religion ; l'Etat doit aussi s'assurer que chacun puisse pratiquer librement sa religion, selon ses propres coutumes, que ce soit dans l'espace public, ou l'espace privé.
Sauf dans les administrations d'Etat, où la neutralité s'impose pour les agents du service public, et à l'école publique, pour les profs et les élèves.
Quant aux écoles privées qui laissent des jours de plus aux élèves pendant leurs fêtes religieuses : ce sont des écoles privées, qui ne sont donc pas soumises au même régime juridique que l'école publique (qu'on appelle aussi l'école ... laïque) : ces écoles privées, confessionnelles, sont libres de faire ce qu'elles veulent. Ce que tu décris est d'ailleurs déjà arrivé aussi dans des écoles privées catholiques ou musulmanes, ce n'est pas du tout une exception.
Après que le CRIF ou la LICRA aient une position pro-israélienne, quel que soit le gouvernement en place, ça, c'est indéniable. Après, le débat reste possible. Tout dépend la façon dont les critiques sont formulées... Même si on constate qu'ils ont parfois des réactions exagérées ; ils doivent aussi parfois faire face à des gens de type "soralien" qui expriment leur antisémitisme primaire. Ce qui les rend un peu parano, eux aussi.
Pour l'affaire Fofana , tu ne sais manifestement pas de quoi tu parles.
Fofana n'était pas seul sur le banc des accusés. Il y avait aussi une accusée qui était mineure au moment des faits (mais majeure au moment du procès).
Or , au moment où le procès a eu lieu, la loi prévoyait dans ce cas précis, par une bizarrerie de procédure, le huis clos des débats, de droit. Les parties pouvaient demander au juge la publicité des débats, juge qui était alors libre de refuser cette publicité.
La loi ne distinguait donc pas selon que l'accusé était majeur ou pas au moment du procès. Dès lors qu'elle était mineure au moment des faits, le huis clos était de droit, peu importe qu'elle devienne majeure au moment du procès.
C'est ce qui s'est passé dans le procès Fofana : le juge a refusé la publicité des débats, et le procès a donc eu lieu a huis clos.
Devant la protestation qui a suivi (des avocats notamment), une loi a été votée (après le procès), reversant la règle : lorsque les personnes comparaissent majeures, la publicité des débats est de droit, peu importe qu'ils étaient mineurs au moment des faits. Et les parties peuvent demander le huis clos, que le juge est libre d'accepter ou de refuser.
Loi qui a d'ailleurs été critiquée par d'autres avocats, et notamment le conseil national du barreau. Bref.
En tout cas, il n'y a donc pas eu application
rétroactive de la loi puisque la loi n'a été votée qu'après le procès, et que Fofana et ses complices ont bien été jugés sous l'empire de l'ancienne loi, à huis clos.
Une fois la loi votée, elle était certes applicable en appel. Mais Fofana a de toute façon renoncé à faire appel.
La dernière affaire, jamais entendu parler ...
This post was edited by dijonnais on Dec 16 2013 01:57pm