Bonsoir,
j'ai un devoir maison, de littérature française, que je dois rendre pour demain et je me demandais si par le plus grand des hasards quelqu'un d'entre vous était à même, si vous disposez de temps et que vous avez besoin de forum gold, de l'effectuer pour moi.
Si c'est le cas, voici le sujet :
1 - Expliquez l'emploi du verbe «fascine» dans la phrase prononcée par Charles «L'œil de cet homme est brûlant et me fascine» (p345)
2 - Quels sont les indices du registre fantastique dans cette scène ? Justifiez.
Explication de texte
Vous proposerez une explication du texte p. 345-346 précédée d'une introduction. Vous pourrez notamment vous demander en quoi le narrateur renouvelle le topos romanesque du duel en mobilisant le registre fantastique.
Pour vous aidez, en plus des pages 345-346 j'ai mis quelques extrait supplémentaire qui peuvent éventuellement vous aidez à situer le contexte.
Vous devez savoir que le héro de Raphaël, si vous n'avez pas connaissance de ce roman, il possède une "peau de chagrin" qui est un talisman, un objet magique, lui permettant de réaliser n'importe quel vœux, mais au détriment de sa vie, une sorte de pacte avec le diable.
ce qui ce trouve ci-dessous en gras représente la page 345-346.
Vous n'avez pas besoin de me faire un super truc, si vous le voulez, juste un truc qui peut atteindre la moyenne me suffira.
Ne vous souciez pas de l'orthographe, je corrigerais et je vous offre en contrepartie mes 1170 fgs.
― Je ne plaisante pas, reprit le jeune homme, je vous le répète : votre santé souffrirait beaucoup de votre séjour ici ; la chaleur, les lumières, l’air du salon, la compagnie nuisent à votre maladie. ― Où avez-vous étudié la médecine ? demanda Raphaël. ― Monsieur, j’ai été reçu bachelier au tir de Lepage à Paris, et docteur chez Lozès, le roi du fleuret. ― Il vous reste un dernier grade à prendre, répliqua Valentin, lisez le Code de la politesse, vous serez un parfait gentilhomme. En ce moment les jeunes gens, souriant ou silencieux, sortirent du billard. Les autres joueurs, devenus attentifs, quittèrent leurs cartes pour écouter une querelle qui réjouissait leurs passions. Seul au milieu de ce monde ennemi, Raphaël tâcha de conserver son sang
froid et de ne pas se donner le moindre tort ; mais son antagoniste s’étant permis un sarcasme où l’outrage s’enveloppait dans une forme éminemment incisive et spirituelle, il lui répondit gravement : ― Monsieur, il n’est plus permis aujourd’hui de donner un soufflet à un homme, mais je ne sais de quel mot flétrir une conduite aussi lâche que l’est la vôtre. ― Assez ! assez ! vous vous expliquerez demain, dirent plusieurs jeunes gens qui se jetèrent entre les deux champions. Raphaël sortit du salon, passant pour l’offenseur, ayant accepté un rendez-vous près du château de Bordeau, dans une petite prairie en pente, non loin d’une route nouvellement percée par où le vainqueur pouvait gagner Lyon. Raphaël devait nécessairement ou garder le lit ou quitter les eaux d’Aix. La société triomphait. Le lendemain, sur les huit heures du matin, l’adversaire de Raphaël, suivi de deux
témoins et d’un chirurgien, arriva le premier sur le terrain. ― Nous serons très-bien ici, il fait un temps superbe pour se battre, s’écria-t-il gaiement en regardant la voûte bleue du ciel, les eaux du lac et les rochers sans la moindre arrière-pensée de doute ni de deuil. Si je le touche à l’épaule, ditil en continuant, le mettrai-je bien au lit pour un mois, hein ! docteur ? ― Au moins, répondit le chirurgien. Mais laissez ce petit saule tranquille ; autrement vous vous fatigueriez la main, et ne seriez plus maître de votre coup. Vous pourriez tuer votre homme au lieu de le blesser. Le bruit d’une voiture se fit entendre. ― Le voici, dirent les témoins qui bientôt aperçurent dans la route une calèche de voyage attelée de quatre chevaux et menée par deux postillons. ― Quel singulier genre ! s’écria l’adversaire de Valentin, il vient se faire tuer en poste.
À un duel comme au jeu, les plus légers incidents influent sur l’imagination des acteurs fortement intéressés au succès d’un coup ; aussi le jeune homme attendit-il avec une sorte d’inquiétude l’arrivée de cette voiture qui resta sur la route. Le vieux Jonathas en descendit lourdement le premier pour aider Raphaël à sortir ; il le soutint de ses bras débiles, en déployant pour lui les soins minutieux qu’un amant prodigue à sa maîtresse. Tous deux se perdirent dans les sentiers qui séparaient la grande route de l’endroit désigné pour le combat, et ne reparurent que long-temps après : ils allaient lentement. Les quatre spectateurs de cette scène singulière éprouvèrent une émotion profonde à l’aspect de Valentin appuyé sur le bras de son serviteur : pâle et défait, il marchait en goutteux, baissait la tête et ne disait mot. Vous eussiez dit de deux vieillards également détruits, l’un par le temps, l’autre par la pensée,
le premier avait son âge écrit sur ses cheveux blancs, le jeune n’avait plus d’âge. ― Monsieur, je n’ai pas dormi, dit Raphaël à son adversaire. Cette parole glaciale et le regard terrible qui l’accompagna firent tressaillir le véritable provocateur, il eut la conscience de son tort et une honte secrète de sa conduite. Il y avait dans l’attitude, dans le son de voix et le geste de Raphaël quelque chose d’étrange. Le marquis fit une pause, et chacun imita son silence. L’inquiétude et l’attention étaient au comble. ― Il est encore temps, reprit-il, de me donner une légère satisfaction ; mais donnez-la-moi, monsieur, sinon vous allez mourir. Vous comptez encore en ce moment sur votre habileté, sans reculer à l’idée d’un combat où vous croyez avoir tout l’avantage. Eh ! bien ! monsieur, je suis généreux, je vous préviens de ma supériorité. Je possède une terrible puissance. Pour anéantir votre adresse, pour voiler vos regards, faire trembler vos mains et
palpiter votre cœur, pour vous tuer même, il me suffit de le désirer. Je ne veux pas être obligé d’exercer mon pouvoir, il me coûte trop cher d’en user. Vous ne serez pas le seul à mourir. Si donc vous vous refusez à me présenter des excuses, votre balle ira dans l’eau de cette cascade malgré votre habitude de l’assassinat, et la mienne droit à votre cœur sans que je le vise. En ce moment des voix confuses interrompirent Raphaël. En prononçant ces paroles, le marquis avait constamment dirigé sur son adversaire l’insupportable clarté de son regard fixe, il s’était redressé en montrant un visage impassible, semblable à celui d’un fou méchant. ― Fais-le taire, avait dit le jeune homme à son témoin, sa voix me tord les entrailles ! ― Monsieur, cessez. Vos discours sont inutiles, crièrent à Raphaël le chirurgien et les témoins. ― Messieurs, je remplis un devoir. Ce jeune homme a-t-il des dispositions à prendre ?
― Assez, assez ! Le marquis resta debout, immobile, sans perdre un instant de vue son adversaire qui, dominé par une puissance presque magique, était comme un oiseau devant un serpent : contraint de subir ce regard homicide, il le fuyait, il revenait sans cesse. ― Donne-moi de l’eau, j’ai soif, dit-il à son témoin. ― As-tu peur ? ― Oui, répondit-il. L’œil de cet homme est brûlant et me fascine. ― Veux-tu lui faire des excuses ? ― Il n’est plus temps. Les deux adversaires furent placés à quinze pas l’un de l’autre. Ils avaient chacun près d’eux une paire de pistolets, et, suivant le programme de cette cérémonie, ils devaient tirer deux coups à volonté, mais après le signal donné par les témoins.
― Que fais-tu, Charles ? cria le jeune homme qui servait de second à l’adversaire de Raphaël, tu prends la balle avant la poudre. ― Je suis mort, répondit-il en murmurant, vous m’avez mis en face du soleil. ― Il est derrière vous, lui dit Valentin d’une voix grave et solennelle, en chargeant son pistolet lentement, sans s’inquiéter ni du signal déjà donné, ni du soin avec lequel l’ajustait son adversaire. Cette sécurité surnaturelle avait quelque chose de terrible qui saisit même les deux postillons amenés là par une curiosité cruelle. Jouant avec son pouvoir, ou voulant l’éprouver, Raphaël parlait à Jonathas et le regardait au moment où il essuya le feu de son ennemi. La balle de Charles alla briser une branche de saule, et ricocha sur l’eau. En tirant au hasard, Raphaël atteignit son adversaire au cœur, et, sans faire attention à la chute de ce jeune homme, il chercha promptement la Peau de
chagrin pour voir ce que lui coûtait une vie humaine. Le talisman n’était plus grand que comme une petite feuille de chêne. ― Eh bien ! que regardez-vous donc là, postillons ? en route, dit le marquis. Arrivé le soir même en France, il prit aussitôt la route d’Auvergne, et se rendit aux eaux du Mont-Dor. Pendant ce voyage, il lui surgit au cœur une de ces pensées soudaines qui tombent dans notre âme comme un rayon de soleil à travers d’épais nuages sur quelque obscure val